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Nationale

Ali Benflis : «La fraude à encore libre cours, sans scrupule et sans retenue»

Ali Benflis : «La fraude à encore libre cours, sans scrupule et sans retenue»

Le candidat à la dernière présidentielle, Ali Benflis, a rendu public un livre blanc sur la fraude électorale, qu’il a présenté hier au siège de son ex-permanence à Ben-Aknoun, un livre blanc « sincère, objectif et documenté ». Il a animé hier une conférence de presse autour de ce document qu’il veut être « un appel pour que la fraude soit extirpée à jamais de notre système politique ».

Selon lui, la publication d’un livre sur la fraude, -une première du genre-, « créera, je l’espère du moins, un précédent en tant que moyen d’une saine pratique démocratique qui reste à consacrer dans notre pays. J’aurais tant voulu que son objet fût autre que celui de la fraude qui a réussi à disqualifier la politique en Algérie ». 

Benflis décrit l’alliance pour la fraude qui unit « des institutions de la République, l’appareil d’Etat, l’argent douteux, une partie domestiquée de la société civile, les médias publics et certains médias privés mais dépendants ».

C’est cet instrument, que l’on a vu se mettre à l’œuvre bien avant les élections, qui « a dicté ses propres lois et a imposé une somme d’intérêts particuliers aux lieu et place de l’intérêt général et de l’intérêt national ».

Et d’ajouter : « Mon échec a été préparé, planifié et organisé par une coalition qui porte trois noms : la fraude, l’argent douteux et certains relais médiatiques inféodés aux puissances détentrices de cet argent douteux. » Benflis a tenu à ajouter que dans le monde qui nous entoure, « notre pays est devenu l’un des derniers ilots où la fraude a encore libre cours impunément, sans scrupule et sans retenue. Même si nos sentiments patriotiques doivent en souffrir, nous devons reconnaître que nous sommes devenus un objet de dérision et de commisération parmi les nations ».

Puis de conclure sa déclaration en affirmant que la fraude « est fondamentalement une atteinte inacceptable à l’intégrité de l’Etat, un crime contre la nation. Assez à la fraude qui, sous couvert fallacieux de la préservation de la stabilité, conduit le pays vers l’instabilité véritable ». Dans ses réponses aux journalistes, il a axé son plaidoyer sur « l’état de vacance du pouvoir » que connaît le pays depuis la dernière élection présidentielle.

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