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Nationale

Vêtements de l’Aid : Entre flambée des prix et euphorie des achats

Vêtements de l’Aid : Entre flambée des prix et euphorie des achats

 A quelques jours de l’Aïd El-Fitr, qui marque la fin du mois sacré de ramadan, les rues commerçantes, les marchés et les centres commerciaux connaissent une effervescence particulière. Dans toutes les villes du pays, les familles se pressent dans les boutiques de prêt-à-porter pour acheter les incontournables vêtements neufs, marquant ainsi la célébration de cette fête religieuse dans la joie et la convivialité.

Entre vitrines décorées, promotions de dernière minute et essayages improvisés, l’achat des habits de l’Aïd reste chaque année l’un des rituels les plus attendus de cette période, notamment pour les enfants.

Dans les magasins, l’ambiance est animée. Parents et enfants parcourent les rayons à la recherche de la tenue idéale : robes colorées, ensembles élégants, costumes modernes ou baskets tendance.

Pour beaucoup de familles, habiller les enfants avec des vêtements neufs ce jour-là est une tradition incontournable. « Même si les prix ont augmenté, nous tenons toujours à acheter au moins une tenue neuve pour les enfants. L’Aïd doit rester un moment de joie pour eux », confie Lemya, mère de trois enfants rencontrée dans une boutique à Alger-Centre.

Les plus jeunes, eux, vivent ces sorties comme une véritable fête. Devant les vitrines, ils pointent du doigt robes colorées, baskets et costumes, imaginant déjà le jour où ils les porteront pour rendre visite à la famille.

Cependant, cette tradition se heurte parfois aux contraintes budgétaires. Dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie, de nombreux parents redoublent d’efforts pour concilier tradition et équilibre financier.

« Nous comparons les prix dans plusieurs magasins avant d’acheter. Les enfants veulent chacun une tenue complète, mais nous devons faire attention au budget », explique Nassim, père de trois enfants. Certaines familles privilégient ainsi les marchés populaires où il y a une profusion de promotions proposées par les commerces à l’approche de la fête.

La qualité du «Made in Algeria» attire les familles

Face à la cherté des articles importés, la production nationale algérienne de vêtements et de chaussures attire de plus en plus les familles. Ce n’est pas un choix par défaut, mais plutôt un choix qui s’impose désormais par le rapport qualité-prix qu’il présente et qui est jugé très compétitif par les mères et les pères de familles qui doivent habiller de neuf parfois trois ou quatre enfants, si ce n’est plus. Une tournée dans les différents espaces commerciaux de la capitale a permis de constater la forte affluence de clients en quête de bonnes affaires, attirés par la disponibilité et les prix affichés par les produits locaux.

Cette affluence sur les vêtements et chaussures « Made in Algeria » semble d’ailleurs réguler le marché, comme l’explique Sofiane, vendeur dans un magasin à Bab Ezzouar. « La disponibilité des produits locaux, notamment les textiles et les chaussures, a permis de faire baisser les prix de certains produits importés », a fait savoir ce commerçant. Il a également précisé que les tarifs pratiqués pour le local restent très abordables, citant l’exemple de gilets doudounes à 4 000 DA, de survêtements entre 3 000 et 5 000 DA, ainsi que les pantalons à partir de 3 000 DA. Pour les petites filles, le choix est multiple et varié. Idem pour les prix. Les robes coûtent entre 2 500 et 6 000 DA, selon l’âge et la qualité. Les manteaux sont un peu plus chers. Ils sont vendus à partir de 3 000 DA, tandis qu’un ensemble fillette n’est pas cédé à moins de 5000 DA.

Pour les commerçants, la semaine précédant l’Aïd représente souvent la période la plus intense de l’année. Les boutiques prolongent leurs horaires d’ouverture, surtout en soirée, après la rupture du jeûne. « Les clients viennent surtout la dernière semaine. Après le ftour, les rues se remplissent et les familles prennent le temps de choisir tranquillement », explique un vendeur de prêt-à-porter.

Dans les marchés, l’ambiance est tout aussi animée. Les magasins débordent de vêtements pour enfants et adultes, tandis que les vendeurs rivalisent d’offres pour attirer les clients.

Au-delà de l’aspect commercial, cette période donne aux villes une ambiance particulière. Les sorties nocturnes après le ftour deviennent presque un rituel familial : flâner dans les rues illuminées, faire les derniers achats et partager un moment convivial. « On profite de cette période pour sortir ensemble le soir. Les enfants choisissent leurs vêtements et nous terminons souvent la soirée par un thé et des gâteaux », raconte Nadia.

A une semaine de l’Aïd El-Fitr, l’effervescence dans les rues et magasins ne cesse de s’intensifier. Entre tradition, joie des enfants et recherche de bonnes affaires, l’achat des vêtements de la fête reste un moment fort qui rythme les derniers jours du ramadan en Algérie.



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