-- -- -- / -- -- --
Lifestyle Santé

4 millions de diabétiques en Algérie

4 millions de diabétiques en Algérie

Quatre millions de personnes sont diabétiques en Algérie. C’est ce qu’a affirmé hier le Pr Ahmed Zatout à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, à l’issue d’une communication autour du thème « Diabète dans le milieu professionnel ».

Le Pr A. Zatout, qui partage l’avis d’analystes de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), estime que ce nombre doublera à l’horizon 2030. Toutefois, le conférencier a martelé que le diabète n’est considéré comme un fléau que si le diabétique le considère comme tel, c’est-à-dire comme réellement une maladie.

Le Pr Ahmed Zatout a laissé entendre que « pour peu que le diabétique respecte les prescriptions médicales et, par conséquent, se conforme à l’hygiène de vie exigée par le diabète, il peut mener une vie normale, c’est-à-dire une activité professionnelle et sociale au même titre que les autres ».

Le conférencier, devant une assistance nombreuse, a cependant insisté sur le fait que plus le diabète est diagnostiqué précocement, mieux ça vaut. « Il se trouve hélas, regrette le Pr Ahmed Zatout, que beaucoup de personnes éprouvent une gêne, voire de la peur pour consulter un médecin et ce, de crainte de découvrir qu’elles souffrent du diabète ». Cette crainte est à l’origine de nombreux cas où le diabète a déjà fait des dégâts.

Selon le Pr Ahmed Zatout, plusieurs personnes souffrent d’un diabète depuis plusieurs années, sans pour autant qu’elles le sachent. « Il n’y a pas de meilleur médecin pour un malade, un diabétique notamment, que soi-même », a résumé le Pr Ahmed Zatout quant à la gestion de ce mal datant et même découvert depuis la nuit des temps.

Selon le conférencier, au temps des Pharaons, on soupçonnait l’existence du diabète en se basant sur la qualité de l’urine. Bien plus tard, les médecins de l’Inde ont approfondi l’étude du diabète en se basant, eux aussi, sur l’analyse des urines. Ce n’est toutefois qu’en I776 que le chercheur Matthew Dobson a pu apporter des preuves de l’existence du diabète à travers l’analyse des urines.

Dans le but de limiter la propagation de cette maladie, sinon la freiner, le Pr Zatout déconseille les mariages consanguins. Pour leur part, les Drs Benassil et Bechaeker ont expliqué dans le détail cette maladie et suggéré l’attitude à adopter par le patient. Les deux médecins ont également mis l’accent sur les conséquences que peut engendrer un diabète non découvert et pris en charge à temps.

Selon les Drs Amar Benassil et Mehdi Bechaeker, le diabète non équilibré, c’est-à-dire non pris en charge, peut provoquer un AVC (accident vasculaire cérébral), la cécité, la maladie des reins, le dysfonctionnement sexuel et la rétinopathie. Ces deux diabétologues estiment aussi que le diabète en Algérie est à l’origine de la cécité à 80%.

Ils suggèrent de faire un bilan annuel sanguin, urinaire, cardiaque ainsi qu’un fond d’œil. D’autres explications ont également été données sur ce qui est appelé « le diabète équilibré » et autres. Selon les études rendues publiques par l’OMS, I2% de l’ensemble de la population du Maghreb souffrent du diabète et 90% de ces diabétiques souffrent du diabète de type 2, c’est-à-dire que le règlement de la glycémie se fait par l’absorption d’un comprimé.

Toujours selon ce rapport de l’OMS, qui se rapporte à l’année 20II, le taux des diabétiques en Algérie était de 6,9% contre 6,8% au Maroc et 7% en République d’Afrique du Sud.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email