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Nationale

34,64% des concernés sont Algériens

34,64% des concernés sont Algériens

Des chiffres rendus publics par la Caisse française d’assurance vieillesse (Cnav), révèlent qu’au au 31 décembre 2013, 1,27 million de retraités résidaient à l’étranger dans 180 pays.

Cela représente 9,4 % des 13,5 millions de retraités à cette date, toutes nationalités confondues. Dans ce lot, l’Algérie figure comme étant le premier pays d’accueil avec près de 440 000 retraités, soit 34,46%.

Selon les chiffres de la CNAV, plus d’un million de retraités percevant une pension française, soit près d’un retraité sur dix, passent leurs vieux jours à l’étranger, pour la moitié en Europe, et pour 44% en Afrique.

L’Espagne vient loin derrière l’Algérie avec 191 159 retraités, le Portugal avec près de 178 000, l’Italie avec 91 300 retraités.
Dans les 15 principaux pays de résidence figurent aussi le Maroc et la Tunisie, la Suisse, la Turquie, mais aussi les États-Unis (près de 15 000) et la Serbie (11 600).

Des destinations éloignées comme l’Asie (Thaïlande, Vietnam, Cambodge) attirent également de plus en plus de retraités tentés par un coût de la vie inférieur à la France et des conditions climatiques favorables.

La région Ile-de-France arrive en tête des régions françaises qui exportent des pensions de vieillesse. Plusieurs profils se dégagent : les retraités qui regagnent leur pays d’origine, ceux qui recherchent un cadre de vie agréable ou encore ceux qui compensent la perte de leur pouvoir d’achat.

Il peut aussi s’agir de jeunes seniors toujours actifs qui souhaitent donner un nouveau souffle à leur carrière professionnelle, expliquent les organisateurs (dont la Cnav) du Salon de l’expatriation qui vient de se tenir à Paris.

Globalement, ces retraités résidant à l’étranger sont légèrement plus âgés que ceux restant en France, 75 ans en moyenne contre 73 dans l’Hexagone. La Cnav explique cette différence notamment par un âge de départ en retraite plus élevé (63 ans) que ceux domiciliés en France (62 ans).

Ces retraités à l’étranger touchent en moyenne une retraite de base de 221 euros par mois, contre 621 euros pour ceux restés en France. Ce faible montant s’explique par la seule prise en compte de la carrière réalisée en France et au régime général, souligne la Cnav.

Ces assurés peuvent éventuellement bénéficier d’une pension d’un autre régime notamment pour une carrière relevant d’un régime étranger. Il faut ajouter la part des retraites complémentaires (en moyenne un tiers de la retraite globale d’un salarié, près de deux tiers pour les cadres).

Cela dit, l’Algérie ne profite toujours pas vraiment de l’argent de ses retraités. Et pour cause ! Tout l’argent perçu, soit par les émigrés actifs soit par les retraités algériens est retiré des banques et échangé au marché parallèle de la devise. Non seulement cette devise échappe au circuit formel, mais elle contribue également à alimenter la fuite des capitaux vers l’étranger.

Selon la Banque mondiale, les transferts de l’émigration vers les pays en développement vont dépasser, cette année, les 500 milliards de dollars. L’Inde et la Chine recevront, à elles seules, près de 80 milliards.

Pendant ce temps, en Algérie, la récupération des 2 milliards de dollars des transferts de nos émigrés se fait au forceps, tandis que le voisin marocain arrive aisément à engranger 7 milliards de dollars avec une émigration inférieure à la nôtre en nombre.

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