17 harraga et 5 passeurs arrêtés à Béjaïa
Les éléments de la gendarmerie nationale de Béjaïa ont arrêté ce lundi 17 candidats, munis de matériel sophistiqué, à l’immigration clandestine par voie maritime vers les côtes européennes (espagnole et italienne) et cinq passeurs dans la plage d’Aït Mendile, commune de Béni K’sila, à l’ouest de la wilaya de Béjaïa.
Selon le communiqué du groupement de la gendarmerie nationale de Béjaïa, «22 personnes dont 17 candidats à l’immigration clandestine et 05 organisateurs des traversées maritimes clandestine âgés entre 21 et 35 ans, natifs des wilayas de Béjaïa, Alger, Jijel et Aïn Timouchent ont été arrêtées au cours de la perquisition de deux domiciles situés au village côtière d’Aït Mendile, commune de Béni K’sila.
L’opération, ajoute la même source a, également, «abouti à la saisie d’une embarcation de marque «YAMAHA» 150 chevaux, un porteur d’énergie à deux roues, un dispositif de propulsion (remontée) manuel, une boussole de marque «FINDER», un appareil GPS «GARMIN», des fusils de détresse (feux d’artifice et fumigènes), 24 téléphones mobiles, des Jerricans de gasoil, 16 sacs à dos et une somme d’argent en devise estimée à 3560 Euros».

Equipement de sécurité utilisé par la traversée
En raison de l’étau resserré sur les traditionnels points de départ des harragas notamment à Boumerdes et les côtés de l’ouest, Béjaïa est devenue une plaque tournante de l’immigration clandestine de laquelle partent de nombreuses embarcations vers l’Espagne.
Les conditions climatiques en plein hiver n’ont pas découragé les candidats à l’immigration dont parfois des femmes et enfants de braver la mer.
Les harraga utilisent de plus en plus du matériel sophistiqué et neuf mais ceci n’empêche pas que des drames surviennent au large.
Le 17 décembre 2020 à Bejaïa, 23 jeunes ont pris le large à partir de Béjaïa pour tenter de rejoindre clandestinement l’Europe.
Depuis, plus de nouvelle d’eux. Leur sort reste inconnu mettant leurs familles dans le désarroi.
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