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Nationale

Zouaoui Benhamadi insiste : « Nécessité de mettre de l’ordre dans l’audiovisuel »

Zouaoui Benhamadi insiste : « Nécessité de mettre de l’ordre dans l’audiovisuel »

L’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) n’a « pas de hiérarchie et ne dépend de personne » dans le secteur de l’information, a précisé hier le président de cette institution, Zouaoui Benhamadi, ajoutant que cet organe compte travailler avec les médias comme avec des partenaires.

« Nous somme un autorité indépendante. En tant qu’institution nouvelle, nous n’avons pas de hiérarchie et nous ne dépendons de personne.

Nous allons voir en chacun et chacune des institutions de l’information plutôt un partenaire avec lequel nous allons travailler et avancer », a indiqué M. Benhamadi lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne.

Cela dit, M. Benhamadi a insisté pour que l’ARAV ne soit perçue 
« ni comme un gendarme qui surveille et sévit à propos de ce qui se dit et s’écoute », ni comme un arbitre qui est là « pour rappeler les règles du jeu » mais un « bouclier contre les dérives et les offenses ».

A nouveau, le président de l’ARAV a rappelé que son travail s’inscrit dans le « renforcement de l’expression démocratique » et non dans la « limitation de la parole ».

L’invité de la radio a par ailleurs évoqué l’état des lieux du paysage audiovisuel en le qualifiant de « chaos productif », et ce pour décrire l’anarchie qui prévaut actuellement dans le paysage audiovisuel, où l’on compte pas moins de 57 chaînes de télévision.

« Nous allons nous atteler à mettre de l’ordre en fonction des textes de lois, du cahier des charges, et les mêmes dispositions s’appliqueront aussi bien aux chaînes privées que publiques qui existent et qui arriveront éventuellement ».

S’agissant des chaînes offshore, Zouaoui Benhamadi a admis qu’elles émettent de l’extérieur mais, a-t-il précisé juste après,
« leurs programmes sont produits en Algérie, pour un public algérien et dans des studios algériens ». Quand est-ce que les chaînes qui émettent actuellement de l’étranger le feront-elles à partir d’Alger, du moins pour celles qui s’inscriront dans le cahier des charges ?

Apparemment, il faut compter avec le temps. « Nous avons besoin de temps pour faire l’état des lieux, pour faire une évaluation technique des moyens et des capacités de diffusion, et une fois ce travail fait, on dira : voilà le nombre de chaîne de télévision qui peuvent émettre en fonction de nos possibilités en TNT, en analogique ».

Et de rassurer à ce propos que ceux qui auront la latitude d’être éligibles aux moyens de diffusion de l’Etat doivent se soumettre au cahier des charges et rien qu’au cahier des charges ; donc, « pas de priorité en termes de fortune, de langue, de religion ».

A propos des détenteurs de capitaux privés intéressés d’investir dans l’audiovisuel, le président de l’ARAV a rappelé encore la règle d’or, à savoir « la présence de professionnels dans le capital de l’entreprise, dans les organes dirigeants et dans le staff, et dans ce cadre précis, la compétition sera ouverte à tous », a-t-il précisé. M. Benhamadi a insisté sur le fait que son instance n’est « ni un gendarme ni un arbitre », mais un cadre pour asseoir et protéger la liberté d’expression consacrée dans la Constitution. 

En aucun cas, elle ne se substituera à la justice, car elle se veut comme « un instrument au service de la justice ». Enfin, le président de l’ARAV a dénoncé le lynchage dont est victime la ministre de l’Education, affirmant que son instance est en train de réunir des éléments d’information en vue d’une réaction.

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