Zones éparses : Le Grand Sud vote
La campagne électorale a baissé le rideau, laissant place au silence électoral avant le rendez-vous des urnes du 2 juillet. Parallèlement, les opérations de vote ont débuté, ce lundi, dans les bureaux de vote itinérants déployés dans plusieurs wilayas du Grand Sud, conformément aux dispositions réglementaires prévoyant un vote anticipé de 72 heures dans les zones éparses.
Dans ce contexte, l’analyste politique Hacène Kacimi a affirmé, ce lundi, que ce scrutin marque une étape déterminante dans la vie politique nationale et a exhorté les citoyens à participer massivement au vote. Intervenant sur les ondes de la Radio algérienne, l’analyste est revenu sur l’évolution de l’institution parlementaire depuis l’indépendance et l’élection de l’Assemblée constituante, le 20 septembre 1962. Il a rappelé que « les défis du Parlement sont étroitement liés à ceux de l’Etat », estimant que « chaque pouvoir institutionnel joue un rôle déterminant dans le fonctionnement des institutions et la consolidation de l’Etat de droit ».
Evoquant les réformes engagées ces dernières années, notamment le nouveau découpage administratif et le renforcement des prérogatives de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Hacène Kacimi a soutenu que ces mesures contribuent à améliorer l’efficacité du processus électoral.
« L’objectif était de consacrer l’indépendance de l’ANIE, qui assure désormais la préparation, l’organisation et la supervision de l’ensemble du processus électoral », a expliqué Hacène Kacimi, précisant que « l’administration se limite à un appui logistique, en mettant à sa disposition les moyens humains et matériels nécessaires pour garantir le bon déroulement du scrutin ».
En attendant l’ouverture générale des bureaux de vote, prévue le 2 juillet, l’ANIE a annoncé, dans un communiqué, le lancement, hier, des opérations électorales dans les bureaux de vote itinérants des wilayas du Grand Sud. Ce dispositif, qui prévoit un vote avancé de 72 heures, vise à permettre aux électeurs des zones éparses d’exercer leur droit de vote, conformément à la réglementation en vigueur.
Selon les délégations de l’ANIE, ces bureaux sont répartis dans les wilayas d’Ouargla, d’Illizi, d’In Guezzam et de Tamanrasset afin de faciliter le vote des populations vivant dans les régions éloignées.
Dans la daïra d’El-Borma, dans la wilaya d’Ouargla, six bureaux de vote itinérants ont été ouverts au profit de 8 597 électeurs, appelés à départager huit listes en compétition. La wilaya compte au total 531 bureaux de vote pour un corps électoral de 211 782 inscrits, selon les chiffres de l’ANIE.
A In Guezzam, quatre bureaux itinérants couvrent les zones éparses des communes d’In Guezzam et de Tin-Zaouatine. Trois ont commencé à accueillir les électeurs, tandis que le quatrième est concerné par un vote avancé de 48 heures. Au total, 5 878 électeurs sont concernés par ce dispositif.
A Illizi et à Tamanrasset, respectivement neuf et sept bureaux de vote itinérants permettent également aux électeurs des zones éparses d’accomplir leur devoir électoral. Les représentants de l’ANIE ont assuré que « l’ensemble des moyens organisationnels et logistiques ont été mobilisés afin de garantir le bon déroulement du scrutin dans ces régions ».