Youcef Aouchiche: «Le FFS est attaché à l’unité nationale»
S’exprimant à l’ouverture de la rencontre fédérale des élus, élargie aux secrétaires de sections locales du parti, tenue samedi en fin de journée, à la maison de la Culture Taos-Amrouche, le premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche, a abordé de nombreuses questions de l’heure animant la scène politique nationale, dont les prochaines échéances électorales locales et nationales, les questions internationales, le programme politique du parti pour les prochains mois, ainsi que la situation économique du pays.
D’emblée, il a indiqué que « les élus sont des militants en mission au sein des institutions pour défendre les valeurs portées de tout temps par le parti depuis sa création ». Il n’a pas manqué ensuite de louer le rôle de Béjaïa, « très importante pour le parti », qualifiant la ville de « bastion de la démocratie et ville de la conscience, du savoir et du nationalisme, et le restera à jamais en dépit des nouveaux traîtres qui cherchent désespérément à diviser le peuple ».
M. Aouchiche a immédiatement rappelé que « le FFS est toujours debout, n’a pas changé de ligne directrice depuis 1963 en passant par les années 1990 et les années 2000 à ce jour », faisant observer qu’« il se bat pour l’Algérie, pour les droits des Algériens », et qu’il s’agit d’« un parti attaché à l’unité nationale ». Pour lui, « la préservation du pays est la responsabilité de tout le monde, la responsabilité du gouvernement, des autorités, des acteurs économiques, politiques et sociaux, et de la classe politique ».
Poursuivant son long exposé, il a précisé que le parti rejette et n’accepte pas les attaques dirigées contre le pays.
Le premier secrétaire national du parti a ensuite exprimé son exaspération face au « rétrécissement des espaces de liberté et d’organisation », affirmant que « nous devons semer l’espoir et nous battre en faveur du pays et pour le changement ».
Rappelant que cette rencontre de wilaya s’inscrit dans le cadre de la préparation de la Conférence nationale des élus, qui sera exclusivement consacrée cette année à la préparation des prochaines échéances électorales locales et nationales, il a longuement développé les raisons qui ont poussé le parti à prendre part aux prochaines élections locales et législatives. Pour lui, il s’agit d’« une décision qui découle de notre volonté de préserver les espaces de liberté, de défendre les espaces d’organisation pacifique dans le pays et de donner plus de chance à l’alternative démocratique et sociale de s’exprimer ».
Il a ajouté : « Nous avons décidé de prendre part à ces échéances électorales afin de défendre un projet, une vision, et de partager avec nos concitoyens leur espoir de voir enfin édifié un pays en mesure de répondre à leurs aspirations légitimes sur le plan économique, social et politique. Des aspirations que nous avons toujours portées à l’occasion des échéances électorales et défendues avec nos concitoyens ».
Poursuivant dans le même sens, il a expliqué : « Notre décision de prendre part à ces élections, que nous avons annoncée il y a six mois (de manière prématurée), est mue aussi par la volonté du parti de barrer la route à l’opportunisme politique qui s’exprime au grand jour et de donner plus de chance à la pratique politique de s’exprimer dans la société. »
Pour le responsable du parti de feu Aït Ahmed, « il y a une entreprise de dépolitisation de la société qui a pour objectif de saper le moral de nos concitoyens, d’asseoir un contrôle absolu sur la société et de vouloir substituer à la représentation démocratique de nouvelles formes de représentation qui n’ont aucun lien avec la souveraineté populaire qui est l’essence même et le socle de toute représentation démocratique ».
« Nous voulons alerter nos concitoyens sur les dangers de la démission et de l’abstention, et sur les dangers que peuvent contenir les postures du je-m’en-foutisme ou le désintérêt observé quant à la continuité de notre Etat national ».