Yennayer à Tizi-Ouzou: Que la fête commence! – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Yennayer à Tizi-Ouzou: Que la fête commence!

Yennayer à Tizi-Ouzou: Que la fête commence!

C’est devant une foule nombreuse, parmi laquelle figuraient les autorités locales, que le wali, Djillal Doumi, a donné ce samedi, à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri, le coup d’envoi de la fête de yennayer, qui durera jusqu’au 13 du mois. A cet événement festif annuel, ô combien symbolique, la wilaya de Tizi Ouzou, l’organisatrice, a vu la participation de Tamanrasset, Khenchela, Oran, Alger, Béjaïa et Bouira.  

Dans son discours d’ouverture, la directrice de la culture et des arts de la wilaya, Nabila Goumeziane, a déclaré que «yennayer, fête nationale et celle de toutes les populations nord-africaines célébrant le premier jour de l’an du calendrier agraire amazigh, utilisé depuis l’Antiquité, nous ouvre grandes ses portes, présageant une année pleine de prospérité et de réussite pour le peuple algérien». 

Après avoir expliqué la symbolique de yennayer, laquelle est d’abord une ouverture sur le nouvel an, appelée « tabburt n’useggass (la porte de l’année) », Mme Goumeziane a poursuivi : «Sa célébration fait renaître continuellement notre attachement à notre histoire, aux rites et pratiques qui subsistent encore à ce jour. C’est une tradition bien ancrée dans la mémoire collective. Plus encore, c’est un véritable symbole de fierté et d’appartenance identitaire pour tous les Algériens.» 

L’oratrice a déclaré que «pour cette année, le programme des festivités, concocté par son département et les établissements culturels mobilisés, comporte plusieurs axes relatant les différents segments de notre culture dans toute sa dimension, et ce sous la thématique « Yennayer, socle national, culturel et identitaire »».

En effet, le programme mis au point par la direction de la culture et des arts est riche et varié. Il s’agit, entre autres, de l’ouverture du marché de yennayer, l’exposition en hommage à Mohia et aux autres dramaturges algériens, la présentation des traditions et coutumes des wilayas hôtes de Tizi Ouzou, l’organisation du Salon amazigh, une journée d’étude autour du thème « Yennayer, socle national, culturel et identitaire », une série de conférences sur l’œuvre de Mohia, un hommage à la chanteuse Nouara et la présentation du film l’Opium et le Bâton, doublé en tamazight. 

Concernant les expositions, l’ensemble des espaces de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri ont grandement brillé hier, à l’occasion du coup d’envoi de la célébration de yennayer. Les exposants, plus d’une soixantaine, ont brillé chacun par sa spécialité. Il y va de la littérature jusqu’à l’art culinaire traditionnel via la peinture et la musique ainsi que la sculpture et l’archéologie. 

Les personnes intéressées peuvent passer plusieurs heures d’affilée sans s’ennuyer. Les écrits et les objets sculptés, portant le sceau historique, sont nombreux. Il convient de relever que chaque contenu de document exposé ou chaque objet sculpté nécessite une conférence animée par un spécialiste. Tout ceci renseigne, naturellement, sur le fait que le patrimoine culturel et historique de l’Algérie est d’une immense richesse.

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