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Nationale

Yennayer à Ghardaïa : Des traditions ancestrales

Yennayer à Ghardaïa : Des traditions ancestrales

La célébration de Yennayer, fête du nouvel an berbère 2970, organisée le 12 janvier de chaque année à l’initiative de certaines directions de la culture, a débuté à Ghardaïa depuis vendredi.
Depuis des siècles, les Algériens célèbrent le nouvel an amazigh qui correspond au 12 janvier de chaque année du calendrier solaire ; chaque année apportant son lot de nouveautés issues des expériences antérieures vécues. A Ghardaïa, le nouvel an berbère 2970 est célébré collectivement par diverses associations culturelles, aussi bien au niveau des K’sour qu’à travers certaines villes de la wilaya.
La célébration du nouvel an amazigh est caractérisée cette fois-ci par un riche programme au sein des familles mozabites, en couleurs dans ses différents volets : culturel, folklorique, alimentaire et tout particulièrement vestimentaire…
En dépit de l’absence remarquée de la direction de la culture de la wilaya à l’occasion de ces festivités, l’Association Izelouanes de la ville de Béni-Izguène, sous l’égide du « Haut-Commissariat à l’amazighité, a pris l’initiative de célébrer yennaer 2970. Un riche programme qui a débuté tôt la matinée de samedi pour s’étaler sur trois journées pleines d’activités. Ainsi, selon ce programme organisé au Club des cavaliers de la ville de Béni Izguen, sous la présidence du grand poète du M’zab. Salah Tirichine et Mokhtar Bahayou, il est prévu une imposante exposition à l’occasion du nouvel an amazigh, portant sur tout ce qui a trait aux différentes festivités le célébrant dans la wilaya de Ghardaïa, dont plusieurs K’sour berbérophones, à l’exemple de Ghardaïa, El-Atteuf, Mélika, Bounoura, Berriane et Guerrara. Cette exposition mettra en relief les habitudes et coutumes traditionnelles (l’artisanat ancestral, les habits traditionnels….). En somme, et au-delà de l’aspect festif avec la préparation de plats culinaires, de mets traditionnels qui réunissent les familles lors déjeuner et du dîner R’fis et chakhchoukha et tammina, dite zerrézat, pâtisserie, confiserie…) prévalant dans la célébration de yennayer chez les familles habitant la région du M’zab en général. Il en est de même pour l’ouverture des ateliers de contes pour petits enfants et d’autres ateliers pédagogiques sur l’écriture de la langue amazighe et le calendrier amazigh au profit des collégiens. A cette exposition s’ajoute une louable initiative animée par les Associations des cavaliers de Béni Izguen et Ghardaïa, initiant aux jeunes de la région la manière de dresser et de monter à cheval.
Cette fête, qui n’a pas de référent religieux, à l’instar du nouvel an (chrétien) et le 1er Mouharem (musulman), vient plutôt perpétuer le souvenir de la victoire des Amazighs sur les troupes du Pharaon d’Egypte Ramsès III, de même qu’elle correspond au début de la nouvelle saison agricole et au redoux du climat froid. C’est dire aussi que ce nouvel an, qui était déjà fêté par de nombreuses familles, à travers l’ensemble des wilayas du pays, connaîtra l’implication d’associations mais également d’administrations publiques et d’instances élues locales qui, à l’occasion de cette nouvelle année amazighe 2970, ont, organisé des activités diverses pour lui donner une plus grande dimension à l’échelle nationale. « Aseggas Ameggas à tous les Algériens ». 

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