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Culture

Yennayer à Ghardaïa : Des traditions ancestrales 

Yennayer à Ghardaïa : Des traditions ancestrales 

Comme chaque année, la wilaya de Ghardaïa accueille, cette année, de nombreuses festivités marquant la célébration nationale du nouvel an amazigh qui coïncide avec le 12 janvier.

Pour la circonstance, le Haut-Commissariat à l’Amazighité, en concertation avec les autorités de la wilaya, ont élaboré un programme, assez riche et consistant, comprenant, notamment, un mini-salon du livre et multimédias amazighs, une rencontre d’information sur l’Amazighité, sous le slogan : l’identité, l’originalité et la civilisation amazigh, organisée et animée par le célèbre poète de la langue Amazigh, le professeur, Abdelwahab Fekhar, mais aussi des tables rondes autour de divers thèmes tels «Histoire et patrimoine, pour la réappropriation de la dimension amazighe de l’Algérie».

En cette circonstance, d’autres activités ont vu des sorties sur le terrain, auprès des établissements culturaux. Ainsi, Ghardaïa est, en ce moment, la « capitale de la Culture amazighe », représentée dans ses diverses dimensions, par plusieurs associations culturelles de la région du M’Zab. Les festivités brassent toutes les facettes culturelles, artistiques et anthropologiques des pans entiers de notre Histoire d’Amazighité Algérienne, c’est ce qu’ont voulu les animateurs de Yennayer à Ghardaïa, à savoir de faire revivre le temps de cette immémoriale manifestation, les potentialités identitaires, plusieurs fois millénaires, de notre peuple, remémorer et se ressourcer, évoquer et dépoussiérer, tant de pages d’Histoire qui ont façonné notre beau pays, à travers les âges.

Pour cela, plusieurs wilayas, à travers le Pays, ont célébré Yennayer en étalant leurs richesses, leurs savoir-faire et leurs mémoires. De la Kabylie, au Hoggar, en passant par les Aurès (d’où fredonnent les sons  de la «gasba», un air si nostalgique d’un amour perdu) et les contrées des Nememchas, les gens tiennent à perpétuer certaines traditions ancestrales, dans les couleurs et les motifs des beaux tapis de Ghardaïa, 

Ainsi, des animations culturelles, des chants de chorales, de la poésie sont, autant, de canaux véhiculaires charriant, à travers les époques, lourdement chargées d’émotion, la volonté de ne pas oublier, ce passé avec ses hauts et ses bas, d’une Algérie fière, gravée à jamais sur les pierres du Tassili (dit-on), confortée dans sa diversité culturelle et linguistique ou clamée dans une complainte de chantres des Chaouias ou sortie des cordes d’un imzed, caressé par une femme targuie. 

Notons que depuis quelques années déjà, le HCA a inscrit dans son agenda, au volet militant, l’objectif de généraliser l’enseignement de tamazight, en l’introduisant dans les programmes de l’Education nationale, une revendication confirmée par le ministre du secteur, lui-même, si toutefois, toutes les conditions ont été réunies. Et comme de coutume, consacrant un rituel, symbole de fertilité et de solidarité en l’honneur des familles regroupées et des convives présents, .toutes ces fêtes que ce soit au M’Zab où ailleurs, seront clôturées, autour d’un copieux repas garni de morceaux de viande séchée et de poulets ou de “RFISSE Traditionnel”, ” arrosé par du Thé la menthe.

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