William Ruto élu sur le fil président du Kenya dans une ambiance chaotique – Le Jeune Indépendant
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Monde Afrique

William Ruto élu sur le fil président du Kenya dans une ambiance chaotique

William Ruto élu sur le fil président du Kenya dans une ambiance chaotique

Le président de la Commission électorale du Kenya a déclaré lundi William Ruto vainqueur de l’élection présidentielle face à Raila Odinga, après six jours d’attente et le rejet des résultats par une partie de cet organe indépendant.
Wafula Chebukati a annoncé que le vice-président sortant Ruto avait cumulé plus de 7,17 millions de votes, soit 50,49% des voix, contre 6,94 millions, soit 48.85% pour Raila Odinga, remportant l’une des élections les plus serrées de l’histoire du pays.

William Samoei Ruto devient le cinquième président du Kenya, succédant à Uhuru Kenyatta qui, après deux mandats depuis 2013, n’avait pas le droit d’en briguer un troisième. Il a devancé de 233 211 voix Raila Odinga au terme d’une campagne et d’un scrutin globalement paisibles suivis d’une interminable attente de six jours qui a mis à rude épreuve la patience des Kényans.

William Ruto devient le premier membre de l’ethnie Kalenjin à être élu président depuis vingt ans, succédant à deux présidents de la communauté kikuyu.

A 55 ans, l’ambitieux Ruto a âprement fait campagne ces dernières années à mesure qu’il était mis sur la touche par une alliance inattendue entre Kenyatta et Odinga, travaillant à polir sa réputation sulfureuse.

Cet enfant d’une famille modeste de la vallée du Rift devenu l’une des premières fortunes du pays aime à rappeler son histoire de «self-made-man» parti de rien et s’est proclamé porte-parole des «débrouillards» du petit peuple face au pouvoir des dynasties politiques incarnées par Kenyatta et Odinga.

«Je travaillerai avec tous les leaders» politiques, dans un pays «transparent, ouvert et démocratique», a assuré William Ruto juste après l’annonce de sa victoire. «Il n’y a pas de place pour la vengeance», a-t-il poursuivi, se disant «totalement conscient» que le pays «est à un stade où nous avons besoin de tout le monde sur le pont».

A la mi-journée, le centre national de comptage de la Commission électorale, sur lequel les yeux de tout le pays sont rivés, s’était rempli de représentants des partis, observateurs et diplomates, qui ont attendu l’annonce pendant plusieurs heures, divertis par des chorales, sous forte surveillance policière.

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