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Washington veut monopoliser le vaccin contre le Covid-19

Washington veut monopoliser le vaccin contre le Covid-19

À la veille de la 73e Assemblée mondiale de la Santé, plus de 140 dirigeants politiques et experts, dont le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le Premier ministre pakistanais Imran Khan et l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, ont co-signé une lettre ouverte appelant à l’utilisation gratuite du vaccin contre le COVID-19 une fois qu’il serait prêt. Pour eux, les pays pauvres ne devraient pas être oubliés.

La publication de cette lettre intervient dans la foulée de la déclaration du patron du groupe Sanofi, un géant pharmaceutique français, qui a affirmé que les Etats-Unis obtiendraient les vaccins en premier, en cas de découverte d’un remède développé par ce laboratoire étant donné que le financement de la recherche a été assurée par le trésor américain.

Il n’en fallait pas plus pour que cette déclaration suscite un tollé général au sein de la communauté internationale. Sous la pression du gouvernement français et de la communauté internationale, Sanofi a fait marche arrière. « Les Etats-Unis auront la priorité pour les vaccins produits sur son territoire, pas pour ceux produits en France et en Europe », a précisé Sanofi après les critiques qu’il a essuyés au lendemain de sa déclaration.

Apparemment la seule superpuissance du monde avait l’intention de monopoliser le vaccin du COVID-19 et l’a déjà traduit en action. Grâce à la déclaration du dirigeant de Sanofi, cette intention honteuse a été dévoilée au monde et créée de vives indignations.En mars dernier, les médias ont critiqué le gouvernement américain d’avoir tenté de racheter la technologie de développement des vaccins à une société allemande. 

Avec un milliard de dollars, les Etats-Unis avaient voulu obtenir l’exploitation exclusive de la technologie de cette société allemande. Cette tentation hideuse a été condamnée dans le monde entier. « Cela montre le visage laid de Washington », ont sévèrement critiqué les milieux politiques allemands.

Le 15 mai, le président américain a déclaré que les Etats-Unis avaient lancé les recherches pour le développement du vaccin contre le COVID-19 depuis le 11 janvier et que ce vaccin serait prêt fin 2020. Cette annonce, surtout la date très sensible du 11 janvier, a tout de suite attiré l’attention du grand public.

Contrairement à ce que font les Etats-Unis, l’Union européenne a initié une conférence internationale pour lever les fonds en faveur de la lutte contre le COVID-19, au cours de laquelle 7,4 milliards d’euros de promesse de dons ont été mobilisés, sans aucune promesse de don de la part du gouvernement américain. Selon des responsables américains, les Etats-Unis investissent des milliards de dollars dans les recherches exclusivement américaines. Cette tentative unilatéraliste a été critiquée par le « New York Times ».

Pourquoi les dirigeants américains cherchent à obtenir le monopole du vaccin alors que le gouvernement américain a été vivement critiqué à cause de son échec patent dans la prévention et le contrôle de l’épidémie ? D’abord, les responsables américains tentent de sauver la face et de sauver la prochaine élection présidentielle. Ensuite, les dirigeants américains ne s’intéressent qu’au profit, il suffit qu’il y ait de l’argent en jeu. La manière de le récupérer importe peu.

Or, on sait un peu plus sur l’évolution et la propagation de l’épidémie de coronavirus aux Etats-Unis. Des faits apparus comme des épées tranchantes, ont fini par faire tomber leurs masques.

« Lorsque la plupart des gens ne connaissaient pas encore ce qui s’est passé, nous avons déjà commencé le 11 janvier les essais du vaccin contre l’épidémie ». C’est ce qu’a déclaré le président américain lors de son allocution du 15 mai. Cette date du 11 janvier, révélée par le dirigeant américain, a surpris le monde entier.

Le directeur du Centre américain de prévention et de contrôle des maladies (CDC) Robert Redfield a pris contact et a échangé le 2 janvier dernier avec le Centre chinois de prévention et de contrôle des maladies. Et le 12 janvier, la Chine a partagé la séquence génétique du nouveau coronavirus avec l’Organisation mondiale de la Santé. Tenant compte du décalage, ces faits montrent au moins que les Etats-Unis avaient l’accès aux informations de la séquence génétique du virus partagée par la Chine. Alors pourquoi ont-ils caché au public la réalité sur l’épidémie et accusé la Chine de manque de transparence ?

Au moment où l’administration américaine est à court d’arguments dans ses accusations contre la Chine, cette phrase prononcée imprudemment par le dirigeant américain a permis de mieux comprendre une réalité : ce sont les responsables américains qui ont caché les informations sur l’épidémie ! Il est évident qu’ils ont annoncé l’état d’urgence deux mois après qu’ils eussent été au courant de l’existence de l’épidémie.

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