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Monde

Washington sceptique quant aux négociations politiques à Moscou

Washington sceptique quant aux négociations politiques à Moscou

L’armée syrienne a brisé hier le siège imposé depuis deux semaines par les terroristes de l’État islamique (EI) aux secteurs gouvernementaux d’Alep, en rouvrant la route reliant ces quartiers au reste de la Syrie, selon la télévision officielle.

« Nos unités de l’armée ont repris le contrôle total de la route Alep-Khanasser-Ithriya-Salmiyé après avoir éliminé un grand nombre de terroristes de Daesh », a indiqué la chaîne, précisant que la route serait « rouverte demain (aujourd’hui, ndlr) ». Cet axe, situé au sud-est de cette ville du nord de la Syrie, est la seule ouverture pour les quartiers contrôlés par les forces de l’armée arabe syrienne dans Alep.

Alep est coupée en deux depuis juillet 2012, les rebelles contrôlant plus de la moitié de cette deuxième ville de Syrie. Près d’un demi-million d’habitants de ces quartiers d’Alep s’étaient retrouvés pris au piège et les prix des denrées avaient flambé.

Par ailleurs, et sur le plan politique, le département d’Etat américain a qualifié de « prématurée » la décision de Moscou d’inviter l’opposition syrienne à participer aux pourparlers en Russie.

En réaction aux informations selon lesquelles la Russie organisera une réunion entre le gouvernement syrien et des membres de l’opposition la semaine prochaine, la porte-parole du Département d’Etat américain, Elizabeth Trudeau, a indiqué mardi à la presse que le ministère considérait que cette décision était « prématurée ». « Le temps viendra d’associer les groupes de l’opposition aux discussions, mais nous ne pensons pas que ce moment soit arrivé », a-t-elle dit.

La porte-parole a appelé la Russie à « concentrer ses efforts » sur la lutte contre l’organisation terroriste autoproclamée Etat islamique (EI/Daech) et à « utiliser son influence sur le président syrien Bachar al-Assad pour soutenir une réelle transition politique » en Syrie. « Nous ne pensons pas que nous serons prêts à discuter tant que la communauté internationale n’aura pas atteint un consensus plus large sur la voie à suivre », a indiqué la porte-parole.

La réunion internationale sur la Syrie, ouverte vendredi matin à Vienne, s’était achevée après huit heures de négociations, avec des points d’accord, notamment la préservation du pays en tant qu’Etat unifié, mais un désaccord majeur persiste sur le futur rôle de Bachar al-Assad.

Cependant, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, ont tout deux reconnu que des divergences subsistaient concernant le sort du président syrien, tout en soulignant que ce désaccord ne ferait pas obstacle à une solution pour mettre un terme à la guerre en Syrie.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait, pour sa part, jugé samedi « inacceptable » que les négociations politiques sur la crise syrienne dépendent du sort du président al-Assad.

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