Les USA lancent une attaque contre le Venezuela et enlèvent le président Maduro
De violentes explosions ont secoué Caracas et plusieurs régions du Venezuela dans la nuit de vendredi à samedi, tandis que le président américain Donald Trump affirme que les États-Unis ont mené une attaque militaire de grande ampleur ayant conduit à la capture et à l’exfiltration du président Nicolas Maduro et de son épouse. Caracas dénonce une agression militaire « très grave », décrète l’état d’exception et annonce un déploiement massif de ses forces armées.
Dans un message publié samedi 3 janvier sur son réseau social, Donald Trump a revendiqué une opération militaire d’envergure contre le Venezuela. Selon le président américain, l’intervention aurait conduit à la capture et à l’exfiltration du chef de l’État vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que de son épouse. Une conférence de presse sur la situation est annoncée à 11h00 (16h00 GMT) à Mar-a-Lago, en Floride.
Peu avant cette déclaration, de puissantes explosions ont secoué Caracas et plusieurs régions périphériques dans la nuit. Des habitants ont rapporté des déflagrations répétées, des survols d’avions à basse altitude et des coupures d’électricité dans certains quartiers de la capitale. Des explosions auraient également été entendues près de l’aéroport international et du port de La Guaira, ainsi qu’à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas.
Des médias américains, dont CBS News et Fox News, ont indiqué que l’armée américaine serait à l’origine de frappes ciblées menées contre la capitale vénézuélienne, citant des responsables anonymes de l’administration Trump. La Maison Blanche et le Pentagone n’avaient pas officiellement commenté les événements dans l’immédiat.
Le gouvernement vénézuélien a vivement réagi. Dans un communiqué, le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino López, a accusé les États-Unis d’avoir frappé « des zones résidentielles de population civile » à l’aide de missiles et de roquettes tirés depuis des hélicoptères de combat. Il a annoncé un « déploiement massif » de l’ensemble des moyens militaires du pays, précisant que les autorités étaient en train de recenser les blessés et les victimes.
« Le Venezuela rejette et dénonce la très grave agression militaire perpétrée par les États-Unis contre notre territoire et notre population », a déclaré le gouvernement, évoquant des frappes dans la capitale et dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira.
Face à la situation, le président Nicolas Maduro a décrété l’état d’exception et appelé « toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation ». Cette décision intervient dans un contexte de tensions extrêmes, alors que Donald Trump avait récemment affirmé que les jours du président vénézuélien étaient « comptés » et évoqué la possibilité d’opérations militaires terrestres, après le déploiement d’une flottille américaine dans les Caraïbes.
Dans plusieurs quartiers de Caracas, la population a été réveillée en pleine nuit. « On entend beaucoup de détonations et de coups de feu, près de Fuerte Tiuna », a confié à la presse un habitant du quartier de Valle, évoquant des bruits semblables à des tirs de défense antiaérienne. D’autres résidents ont raconté avoir préparé en urgence des sacs contenant documents, argent et affaires essentielles, dans la crainte d’une aggravation de la situation.
Sur le plan régional, le président colombien Gustavo Petro a condamné une attaque aux « missiles » contre Caracas, dénonçant une nouvelle escalade militaire aux lourdes conséquences pour la stabilité de l’Amérique latine.