-- -- -- / -- -- --
Nationale

Walis ou managers ? Le grand défi des ressources humaines

Walis ou managers ? Le grand défi des ressources humaines

La rencontre gouvernement-walis, qui se tiendra dès aujourd’hui et se poursuivra demain au palais des Nations à Alger, sera axée
sur le rôle des collectivités locales dans la promotion de l’investissement et la modernisation du service public.

En plus des allocutions des ministres dont les secteurs respectifs sont essentiels dans le développement économique et social, il y aura des ateliers thématiques dédiés à la promotion de l’investissement dans des régions du pays.

C’est ainsi que le premier atelier sera axé sur le rôle des communes, les offres foncières, la simplification des procédures administratives et la promotion du tourisme, de l’agriculture et l’accompagnement des entreprises.

Le second atelier évoquera la réforme des finances et de la fiscalité locales, en tentant de trouver de nouvelles réponses dans le recouvrement des taxes et impôts, alors que le troisième atelier traitera de la modernisation du service public, avec pour toile de fond l’administration électronique et l’approche économique dans la gestion des services publics.

En fait, il s’agira à travers cette rencontre de « responsabiliser » les walis dans l’acte d’investir des hommes d’affaires, d’assainir le climat des affaires, de créer des conditions idéales pour les entreprises et surtout de repenser complètement la gestion des collectivités locales, en « imposant » aux élus et administrateurs une nouvelle « mentalité » plus proche de l’économie que du social. Autrement dit, cette rencontre qui prend les allures d’un séminaire est déjà en soi tout un programme.

Car, l’ambition du gouvernement d’Abdelmalek Sellal est de mettre à la tête des wilayas non plus des walis, au sens classique du terme et selon la tradition de l’Etat jacobin, mais des « managers », des « meneurs » qui feront le marketing et la promotion de leur wilaya respective, et qui favoriseront l’acte d’investir.

Désormais, en ces temps de crise, d’austérité et de rigueur budgétaire, les walis, comme plus tard les P/APC, vont avoir de nouvelles responsabilités. Ils devront lancer des projets structurants, contrôler l’efficacité ou l’efficience, promouvoir les zones d’activité qu’ils ont créé, faciliter les procédures d’acquisitions des terrains industriels ou agricoles, accompagner les entreprises.

Des walis qui auront ainsi, avec les prérogatives énormes qu’ils possèdent et les leviers de commande dans leurs mains, une très grande influence et un rôle accru dans la réalisation du programme gouvernemental de Sellal, notamment dans son ambition de mettre en place le nouveau modèle économique national qu’il a défini lors de la tripartite de juin dernier.

Or, la question qui se pose est de savoir si les walis actuels sont formés pour cette cause ? Sont-ils vraiment des managers ? Sauront-ils dépasser les logiques administratives d’antan ?

Bien plus que cela, les responsables au niveau de l’administration des wilayas (DRAG, DAL, DAS, DSP, DLEP, DUCH, etc) sont-ils eux aussi des managers ou formés pour cette cause louable du gouvernement ?

Tout le monde sait que les principaux grains de sel des bureaucraties locales et régionales se trouvent au niveau de ces directions et que toute « libération » des énergies ou des investissements passent par la « réforme » des mentalités et des ressources humaines. Tout un programme…

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email