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Culture

Voyage, étoiles et cosmos

Voyage, étoiles et cosmos

Ouverte ce jeudi 17 décembre, à la salle Mustapha-Kateb du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, la septième édition du Festival culturel international de danse contemporaine sera marquée, durant cette première soirée, par les performances de troupes de trois pays : Turquie, Italie, Algérie.

Les prestations seront conduites par de jeunes ballerines et danseurs turcs, italiens et algériens, dans des chorégraphies aux thèmes existentiels, marqués par la finesse du geste et la grâce du mouvement.

Le public nombreux au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (Tna) a apprécié le rendu des quatre troupes de danse, dont deux d’Algérie, au programme de cette soirée inaugurale du festival qui accueille la Turquie en invité d’honneur, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

En premier lieu, la Coopérative Arabesques est intervenue à deux reprises pour présenter La danse des étoiles sur le fond musical de la grande œuvre Sonate au clair de lune de Ludwig Van Beethoven (1770 – 1827) et Wahran Wahran sur la chanson éponyme de Khaled.

Six ballerines aux corps élancés, vêtues de dentelles bleues pour une première prestation d’un quart d’heure de l’ensemble Arabesques, ont rendu dans la finesse une chorégraphie légère inscrite dans le registre de la danse classique, rappelant ainsi quelques principes académiques régissant le mouvement du corps, sur le fond d’une projection figée d’un ciel étoilé.

Plus contemporaine, la deuxième danse présentée par la même coopérative, a mis en scène une douzaine de danseurs dont six ballerines, exécutant dans des accoutrements de burnous, aux couleurs contrastées entre le blanc et le noir, une chorégraphie de groupe, montrant de belles figures esthétiques.

Entre les deux danses, le Ballet national est intervenu avec le danseur vedette Sofiane Drici pour présenter un extrait du spectacle Algérie, ma liberté (2013), création écrite et dirigée par Fatma Zohra Senouci Namous.

Puis, Mandala Dance Company d’Italie a présenté Mille grues, un spectacle conduit par trois ballerines et un danseur, qui ont gracieusement rendu l’histoire d’un petit enfant d’Hiroshima (Japon) en quête de construire avec du papier, une Mandala (Figure en spirales à valeur rituelle, représentant le cosmos) avec mille grues (grand oiseau migrateur à l’instinct grégaire développé).

Dans une fresque littéraire soutenue par la mélancolie des instruments à cordes soumis à plusieurs variations rythmiques, les Italiens ont gracieusement transcendé le corps et porté sur les planches la réponse poétique du petit enfant, au bombardement atomique d’Hiroshima, perpétré par les Américains en 1945.

Et en dernier lieu, la Compagnie Modern Dance Theatre d’Istanbul s’est présentée avec le thème du Voyage, suggérant de percevoir « le départ » comme une quête vers une destination inconnue et « l’arrivée » comme une incertitude qui mène vers l’errance et la déperdition.

Dans une série de tableaux figés telles des photographies, rendues dans la grâce du mouvement et la beauté du geste, les quatorze danseurs turcs, dont six ballerines, ont proposé un voyage à la recherche de soi, un exil de l’âme en quête de valeurs dans une chorégraphie où la valise, comme accessoire, a pris une dimension dramaturgique.

L’ensemble des prestations de cette soirée inaugurale sera soutenu par des projections sur un grand écran occupant le fond de la scène. Cette édition du Festival international de la danse contemporaine d’Alger se poursuit jusqu’au mardi 22 décembre. 

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