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Nationale

Vote demain du plan d’action du gouvernement : Ouyahia sur du velours

Vote demain du plan d’action du gouvernement : Ouyahia sur du velours

Les travaux en séance plénière à l’Assemblée nationale consacrée au débat du projet de Plan d’action du gouvernement,
se sont achevés hier par les interventions des différents chefs de groupe parlementaire après trois jours d’intenses débats focalisés surtout sur le nouveau mode de financement de l’économie nationale, à savoir le recours au financement non conventionnel.

Les chefs des groupes parlementaires des partis composant la majorité présidentielle (FLN, RND, MPA et TAJ) ont apporté leur soutien absolu et total au plan d’action présenté par le gouvernement.

Les députés de la majorité parlementaire ont réitéré, lors des travaux de la séance plénière, leur « soutien absolu » aux mesures contenues dans le plan d’action du gouvernement, estimant que ce dernier consacrait « la bonne gouvernance » du gouvernement qui « permettra de maintenir la souveraineté financière du pays ». Inversement, les autres partis traditionnellement issus de l’opposition (RCD, MSP, FFS, PT) ont critiqué le texte pour différentes raisons.

La députée de l’Alliance MSP-FC, Meriem Messaoudani, a estimé que le plan d’action du gouvernement est « une reconnaissance de la crise en l’absence d’une vision claire pour s’en sortir, sachant que le gouvernement précédent avait refusé de reconnaître l’existence d’une crise il y a trois mois ».

Le député du PT Torchi Fathi a indiqué que ce plan, qu’il qualifie de critique, « a été précédé il y a peu de temps d’un autre plan plutôt rassurant en la matière », s’interrogeant sur le sérieux des autorités à élaborer une « politique réaliste ». La teneur de leur discours au premier jour des débats a en effet fixé la tendance générale.

Quelque 290 interventions ont été programmées mais nombre de défections ont été enregistrées, tout comme d’ailleurs l’absentéisme qui a atteint un degré effarant. Aux deuxième et troisième jours du débat (lundi et mardi), la salle était désespérément vide.

L’affaire Cevital s’invite dans les débats

L’affaire du blocage d’équipements spécifiques destinés à un projet de trituration de graines oléagineuses du groupe Cevital atterrit à l’Assemblée nationale.

Un groupe de députés a interpellé le Premier ministre sur cette affaire en lui demandant d’intervenir en urgence. Une lettre signée par 24 députés appartenant au RCD et au Front El-Moustakbal a été remise hier à, Ahmed Ouyahia, afin qu’il débloque la situation :

« Nous, députés de la nation, avons l’honneur de vous solliciter pour une intervention urgente concernant un projet industriel phare pour notre pays qui est bloqué par les agissements du PDG du port de Béjaïa », écrivent-ils, affirmant que « ce projet industriel, porté par la société Cevital, a pour objectif de rendre notre pays indépendant pour deux catégories de produits, à savoir les huiles végétales et les tourteaux de soja, qui sont aujourd’hui importés à 100% par notre pays ».

Ces députés soulignent dans cette lettre que « les équipements pour la réalisation de ce projet sont bloqués par le PDG de l’Entreprise portuaire de Béjaïa (EPB) qui en a interdit le déchargement au motif que Cevital n’a pas obtenu les autorisations pour ce type de projet, et que cette dernière souhaite installer son usine dans son complexe industriel à l’intérieur de l’enceinte portuaire ».

Dans la même lettre, ces députés précisent que la société Cevital a confirmé que l’usine de trituration de graines oléagineuses « sera installée sur un terrain acquis spécialement pour ce projet, dans une zone industrielle en dehors du périmètre portuaire ».

Ils rappellent avoir effectué une visite sur le terrain pour en confirmer l’existence. « Ce projet stratégique mettra l’Algérie en sécurité alimentaire pour les corps gras et les protéines végétales pour l’alimentation du bétail », assurent ces députés, qui mettent en avant l’impact financier positif de ce projet pour l’Algérie qui sera supérieur à 2 milliards de dollars », écrivent-ils.

Le Premier ministre est-il tenu de répondre ou éludera-t-il cette question ? A l’Assemblée nationale, la rupture tant prônée n’est pas en voie d’être appliquée par tous. Hier matin, Ahmed Ouyahia est présent au premier rang aux côtés de quelques ministres.

Car d’autres sont allés sur le terrain ou à l’étranger comme Abdelkader Messahel, parti à New York participer aux travaux de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Seule une quarantaine d’élus sur 462 étaient là, assis sagement. Pourtant, le président de l’APN avait insisté dans son discours sur l’obligation morale de présence.

Said Bouhadja ne peut malheureusement pas prendre de sanctions contre les absentéistes, tant que le règlement intérieur de l’APN n’est pas encore mis en conformité avec les dispositions de la Constitution qui prévoit des mesures disciplinaires. Faut-il à l’avenir sanctionner les élus du peuple ?

Demain jeudi, ils seront tous là comme au premier jour pour se montrer ou passer à la télévision. Le Premier ministre interviendra pour sa part demain jeudi également pour répondre aux nombreuses questions des élus de tous bords politiques. Le vote du plan d’action interviendra le même jouir. Il sera ensuite présenté au Conseil de la nation dimanche prochain pour une autre semaine de débats.

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