Vol de compteurs et de cuivre : Un fléau qui se propage  – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Vol de compteurs et de cuivre : Un fléau qui se propage 

Vol de compteurs et de cuivre : Un fléau qui se propage 

Un drôle de phénomène est en train de prendre une ampleur inquiétante, plusieurs cas ayant été signalés dans plusieurs quartiers d’Alger et ses environs. Le vol de compteurs ! Si bien que de nombreuses alertes sont lancées par des citoyens sur les réseaux sociaux.

D’eau ou de gaz, les compteurs sont dérobés la majorité du temps par des hommes vêtus parfois d’uniformes similaires à ceux de la SEAAL ou de la Sonelgaz, qui s’introduisent durant une heure où il y’a peu de mouvements, à savoir l’après-midi ou tard dans la soirée, dans les immeubles sans attiser de soupçons.

Récemment dans un quartier de Bachdjarah, commune résidentielle située dans la proche banlieue sud-est d’Alger, un homme a volé les compteurs d’eau de tout un immeuble sans que personne ne s’en rende compte. « On vient de nous voler les compteurs de tout l’immeuble. Ça s’est passé entre 13 h et 13 h 30 », pouvait-on lire sur un post publié sur les réseaux sociaux.

« Une voisine a vu un homme descendre deux grands sacs mais ne pouvait se douter qu’il s’agissait de nos compteurs », a ajouté l’internaute, lançant un appel à la vigilance, plusieurs cas ayant été recensés dans cette zone et dans plusieurs autres quartiers de la capitale.

Outre les compteurs, les conduites et les câbles en cuivre sont particulièrement prisés par les malfaiteurs. Au niveau de la cité SKN q 29, dans la nouvelle ville de Sidi Abdellah (Ouest d’Alger), de nombreux citoyens ont confié au Jeune Indépendant que « des voyous se sont introduits dans des immeubles vides et ont dérobé plusieurs dizaines de mètres de conduites de gaz. Ils passent dans tous les étages et arrachent les conduites principales de gaz et celle des appartements ».

Rappelant que les conduites de gaz sont fabriquées à base de cuivre, troisième métal le plus utilisé dans le monde après le fer et l’aluminium, et sont très prisées par ces malfaiteurs car le prix de ce métal peut atteindre les 2.000 DA/Kg.

« Suite à ce méfait et sans gaz, plusieurs habitants ont dû retarder l’emménagement dans leur logement tant attendu », a déploré Hamid, souhaitant voir l’AADL et la Sonelgaz agir vite et procéder à leur réparation.

Selon un autre habitant, Mahmoud 63 ans retraité de la fonction publique, des conduites de gaz ont été volées alors que la quasi majorité de l’immeuble est occupée.

« Les malfrats ferment le robinet d’arrêt et coupent les conduites. On ne soupçonne pas dans l’immédiat qu’il s’agit d’un vol mais on suppose plutôt qu’il s’agit d’une coupure ordinaire de la Sonelgaz, ce qui leur laisse tout le temps de fuir », a-t-il expliqué au JI avec beaucoup d’amertume car les conséquences de tels actes sont lourdes. « Nous avons dû nous rabattre sur les bouteilles de gaz butane avec tout ce que ça implique comme contrainte surtout lorsqu’on est sans véhicule ».

Encore plus grave, dans la cité AADL d’El-Achour (Sud-Ouest d’Alger), des hommes d’une trentaine d’années en uniformes ont volé récemment des câbles téléphoniques sous le regard des habitants, qui se sont retrouvés sans internet.

«  Il est vrai que nous étions étonnés de voir des travailleurs d’Algérie Télécom menaient des travaux en début de soirée. Mais nous étions loin de nous douter qu’il s’agissait d’un vol, notamment dans une cité animée comme la notre », a déclaré Larbi, un fonctionnaire dans une entreprise publique, au JI.

Face à ce fléau qui prend de plus en plus d’ampleur, les autorités compétentes sont appelées à sécuriser les divers réseaux, en les enterrant à des profondeurs difficilement accessibles, d’autant que ce phénomène en recrudescence occasionne beaucoup de dégâts aux infrastructures et aura à terme un impact financier important.

Concernant la lutte contre les vols de câbles, Contacté par le JI, une source sécuritaire a fait état de plusieurs plaintes déposées par les citoyens, sans compter les nombreuses alertes lancées via les numéros verts de la Gendarmerie et de la Sûreté nationale.

A rappeler que, selon la législation en vigueur, de tels actes à savoir constitution d’association de malfaiteurs, de vol et de sabotage volontaire de biens d’autrui, sont passibles de cinq ans à quinze ans d’emprisonnement et d’une amende de 500.000 DA à 1.500.000 DA.

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