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Nationale

Vol de bavettes au CHU de Constantine

Vol de bavettes au CHU de Constantine

Sept années de réclusion criminelle ont été prononcées en fin de semaine par le tribunal de Ziadia à Constantine, à l’encontre de l’employé reconnu coupable dans l’affaire dite des 16 000 masques de protection, subtilisés de la pharmacie centrale du CHU Dr Benbadis.
Le principal accusé dans cette affaire, un employé du centre hospitalo-universitaire a été sévèrement condamné ainsi que son complice qui lui a écopé de 5 années d’emprisonnement.
L’affaire menée par la police judiciaire sur instruction du procureur de la République près le tribunal de Ziadia, à la suite d’une plainte déposée le 31 mai dernier par le directeur du CHU, faisant état d’actes de vol ayant ciblé à deux reprises le magasin de la pharmacie centrale de l’établissement hospitalier.
Le vol a été découvert deux semaines plus tôt, soit le 14 mai, lorsqu’un cinq colis contenant chacun deux milles bavettes de marques « Winer », soit un total de 10 000 unités, ont disparu des stocks de la structure sanitaire.
Contacté, le fournisseur confirmera que la livraison a été bel et bien comptabilisée lors de la passation du marché et que les cinq colis avaient été livrés, document à l’appui.
Un fait qui mettra dans l’embarras les responsables de la structure. Seulement, le « voleur » qui s’avéra par la suite être un des employés de la structure, le nommé B. Z., ayant pris goût à son forfait, réitéra son méfait en emportant le 28 mai un autre lot
de 6 000 bavettes.
Ce jour-là, il a été constaté l’absence de l’indélicat agent, seul à avoir été vu accéder au magasin, selon des témoignages recueillis par les enquêteurs auprès d’agents de la structure, en compagnie d’un individu étranger à la pharmacie centrale, le nommé T. A., lequel s’avéra être le propriétaire du véhicule utilisé pour le transport de la marchandise volée.
Après identification du principal mis en cause, il sera arrêté avec en sa possession plus de 6 000 bavettes, avant que l’opération ne se poursuive avec l’arrestation de son acolyte.
Une réaction en chaine sera alors déclenchée et touchera les propriétaires de certaines officines pharmaceutiques, où les deux malfrats avaient écoulé une bonne partie des lots de masques de protection subtilisés.
Les deux mis en cause ont été présentés en comparution directe le 4 juin devant le procureur de la République pour dilapidation de deniers publics pour le principal accusé et participation à une opération de dilapidation de deniers publics pour le second, des faits punis par le code de lutte contre la corruption dans son article 29 et le code pénal dans son article 42.
L’affaire sera toutefois reportée au 8 juin et les deux accusés mis sous mandat de dépôt. Ils seront alors condamnés à 7 années de réclusion criminelle et à une amende de 500 000 DA pour l’agent employé de la structure sanitaire et à 5 années d’emprisonnement et à une amende de 200 000 DA pour son acolyte. Une instruction du parquet visant à poursuivre l’enquête mettra, à en croire une source judiciaire, devant la même juridiction au moins deux patrons d’officines pharmaceutiques, lesquels devront comparaitre prochainement pour achat de produits sans factures, il s’agit des pharmaciens, H. M. et C. S., précise la même source. 

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