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Nationale

Vives critiques de l’opposition sur le cas de Chakib Khelil

Vives critiques de l’opposition sur le cas de Chakib Khelil

L’examen du projet de révision du code pénal à l’Assemblée populaire nationale aura été l’occasion pour les députés de l’opposition de tirer à boulets rouges sur le gouvernement.

C’est ainsi que le président de l’APN, Larbi Ould Khélifa, a eu toutes les peines du monde à calmer les esprits et surtout à atténuer la colère, très visible, des parlementaires, qui ont profité de leurs temps d’intervention pour critiquer le pouvoir.

C’est surtout l’affaire Chakib Khelil qui fut brandie, alors que le débat était orienté sur la révision de certains dispositifs du code pénal, notamment au niveau des chapitres consacrés à la lutte contre la criminalité et le grand banditisme, ainsi qu’au terrorisme.

Ce sont les députés islamistes, notamment du mouvement de Djaballah et de l’Alliance de l’Algérie verte (MSP, Islah et Ennahda), qui ont dirigé ces critiques, alors que le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh, s’est cru obligé de réagir en pleine séance plénière pour apporter des éclaircissements.

Pour l’opposition, « il n’y a pas de justice dans ce pays », puisqu’elle « n’arrive pas à innocenter ni Khelil ni les responsables accusés de corruption ». Les députés n’ont pas manqué de s’interroger sur le « silence » de cette justice, alors que les autorités n’ont pas cessé de clamer que ces affaires sont de son « ressort » exclusif.

« Dites-nous, pourquoi la justice lance un mandat d’arrêt international contre l’ancien ministre de l’Energie, et aujourd’hui on lui déroule le tapis rouge, tout en limogeant ou en mettant à la retraite un procureur général, dont le seul tort était d’appliquer la loi ? », lança avec véhémence le député Hacen Arribi du Mouvement de la justice et du développement.

Ce dernier accusa dans la foulée la « zaouiya Merzoukia » de vouloir blanchir Chakib Khelil et sa famille. Même rage chez les autres parlementaires du PT, notamment Djelloul Djoudi, qui a rappelé au ministre ses questions précédentes sur le cas Chakib Khelil.

« Le PT vous a saisi et dans votre réponse vous avez déclaré que ce cas est entre les mains de la justice. C’est à elle seule de la régler. Que s’est-il passé pour qu’aujourd’hui cette justice soit muette ? », a souligné le chef du groupe parlementaire du parti de Louisa Hanoune.

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