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Nationale

Visite du sous-secretaire d’Etat américain à Alger

Visite du sous-secretaire d’Etat américain à Alger

Le sous-secrétaire d’Etat américain chargé des affaires politiques, Thomas Shannon, est attendu ce samedi à Alger pour une visite de deux jours qui fait partie du programme de sa tournée régionale, selon le Département d’Etat. Dans ce contexte de crise sécuritaire à nos frontières, la question de la lutte antiterroriste fera probablement l’objet d’échanges importants. Cela pourrait être aussi une occasion pour la partie algérienne de présenter son appréciation de la situation en Libye et dans le nord du Mali notamment, contre toutes approches interventionnistes désastreuses.

Crise économique ou chute des rentes pétrolières en toile de fond n’empêchent pas l’Algérie de continuer à jouer un rôle majeur dans la région.

L’Administration américaine agit en conséquence par une consultation régulière des autorités algériennes sur les sujets régionaux. Samedi, l’un des adjoints de John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, doit entamer une visite de deux jours à Alger.

Il s’agit de Thomas Shannon, sous-secrétaire d’Etat américain chargé des affaires politiques, qui « devrait se réunir à Alger avec des responsables algériens pour examiner la coopération forte entre les deux pays notamment dans la lutte antiterroriste, et rencontrer également des chefs d’entreprises et des entrepreneurs pour discuter des possibilités d’investissement en Algérie » comme incidence et comme rapporté par l’APS. En effet, l’évolution de la situation en Syrie et ses impacts sur la scène régionale ont renforcé la crédibilité de la diplomatie algérienne quant à la lutte contre le terrorisme. 

Reconnue force de stabilisation régionale, Alger s’est imposée comme un partenaire incontournable de grandes puissances telles les Etats-Unis, la Russie et la Chine dans le cadre du règlement de contentieux internationaux.

Solution politique

Il est donc fort probable que la visite de Thomas Shannon porte particulièrement sur la situation en Libye et dans le nord du Mali en particulier, alors que le diplomate doit continuer sa tournée régionale en Tunisie, au Mali et au Burkina Faso.

Au moment où le Parlement libyen devrait voter pour l’approbation d’un gouvernement d’union nationale dans une laborieuse restauration de l’Etat, les Etats-Unis s’interrogent sur le timing du processus de dialogue politique par rapport à celui de l’extension de la menace terroriste par l’organisation Daech, dont les mercenaires de retour de Syrie ont créé un sanctuaire dans l’est de l’ex-Jamahiriya.

Washington étant manifestement tiraillée entre sa tradition d’intervention militaire à haut risque en terres lointaines et son attentive écoute des arguments du front contre la solution militaire en Libye, dont l’Algérie incarne la conviction.

On susurre même dans les milieux bien informés que l’état-major de l’OTAN aurait fait part à la Maison-Blanche de son hésitation à intervenir de nouveau sur le sol libyen, à partir d’un argumentaire algérien.

Makhzen go home

Par ailleurs, notons que la venue du diplomate Shanonn coïncide avec le déplacement d’une délégation américaine dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf. Alors que l’ambassade des Etats-Unis à Alger rendait public un communiqué sans équivoque à propos du soutien de Washington au droit des Sahraouis à l’autodétermination.

« Les Etats-Unis maintiennent leur ferme soutien au processus de négociation mené par l’ONU, qui vise à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental » a-t-on pu lire suite à la visite de cette délégation conduite par l’ambassadrice américaine en poste à Alger, Joan A. Polaschik. Un déplacement qui a permis aux observateurs américains de prendre contact avec la réalité d’un peuple opprimé qui souffre depuis un peu plus de quatre décennies de l’occupation marocaine.

Inutile de rappeler que les Etats-Unis ne cautionnent point la situation coloniale puisque la mesure du Congrès à propos de l’utilisation au Sahara occidental d’une aide financière a été rejetée par le Département d’Etat, craignant « une reconnaissance indirecte des revendications fallacieuses des territoires sahraouis par le Maroc ».

La visite de Thomas Shanonn s’annonce donc sous les auspices de la convergence des points de vue entre l’Algérie puissance régionale et les Etats-Unis. 

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