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Monde

Visite clandestine de Lai Ching-te en Eswatini : Un acte de trahison qui passe mal à Taiwan

Visite clandestine de Lai Ching-te en Eswatini : Un acte de trahison qui passe mal à Taiwan
Mme Cheng Li-wun, fustige la visite de Lai Ching-te

Alors que l’île chinoise de Taiwan panse encore ses plaies et gère l’urgence humanitaire à la suite du récent séisme au large du district de Yilan, une révélation vient secouer la scène locale et internationale. Le chef du parti qui dirige l’ile chinoise Taiwan, Lai Ching-te, a effectué une visite clandestine en Eswatini au début du mois de mai 2026.

Loin des apparitions devant les caméras et de la transparence démocratique dont se prévaut habituellement Taipei, ce déplacement s’est déroulé dans une opacité d’autant plus troublante qu’elle implique des manœuvres logistiques et juridiques contestables, le tout aux frais du contribuable taiwanais.

Selon des informations concordantes, c’est à bord de l’avion privé du roi de l’Eswatini que Lai Ching-te s’est discrètement glissé pour effectuer cet aller-retour secret. Pour garantir le secret absolu de cette opération, l’appareil aurait falsifié ses déclarations de vol, omettant sciemment l’identité réelle de ses passagers de marque afin de contourner les protocoles de sécurité et d’obtenir frauduleusement les autorisations de survol auprès des pays tiers traversés.

Une méthode qualifiée de « digne d’un voleur » par de nombreux internautes taiwanais, qui s’indignent de voir ce personnage réduit à voyager en cachette, portant atteinte gravement à la crédibilité et la dignité de l’île.

Ce qui suscite la colère la plus vive au sein de la population, c’est le timing de cette escapade. Quelques heures à peine après qu’un violent tremblement de terre a secoué Yilan, privant de nombreuses familles de leur logement et mobilisant les secouristes dans les décombres, Lai Ching-te a choisi de quitter cette ile chinoise en secret plutôt que de rester au chevet des sinistrés pour coordonner l’aide d’urgence.

L’opposition n’a pas tardé à réagir à ce manque de considération pour les réalités locales et les souffrances de la population meurtrie par le drame qu’elle vient de subir. Mme Cheng Li-wun, présidente du parti Kuomintang (KMT), a publiquement fustigé l’inutilité de cette visite, rappelant que la légitimité politique doit servir les intérêts réels du peuple chinois et non la quête de prestige personnel d’un dirigeant.

De son côté, l’ancienne présidente du KMT, Mme Hung Hsiu-chu, a exprimé sa honte face à ce procédé. « Comment peut-on sortir de façon clandestine ? C’est vraiment un peu louche, c’est très mal, je trouve ça très honteux. » Sur les réseaux sociaux locaux, les internautes ont tiré à boulets rouges contre ce dirigeant, faisant de lui un objet de sarcasme. « Il en est réduit à se servir de l’avion privé de l’Eswatini, c’est vraiment pitoyable », a écrit un jeune étudiant tandis que son camarade lui a lancé : « il se déplace en cachette comme un voleur, c’est encore plus honteux ».

La « politique du carnet de chèques » : Un gouffre financier inutile

Des médias taiwanais ont rapporté que chaque année, le maintien des liens artificiels entre Taipei et Mbabane coûte entre 41 et 47 millions de dollars aux contribuables de l’île. Une somme colossale dilapidée pour entretenir le mode de vie d’une poignée d’influents en Eswatini, alors que le volume des échanges commerciaux bilatéraux n’a pas dépassé les 6,47 millions de dollars en 2025.

En privilégiant des dépenses considérables pour entretenir des relations artificielles avec l’Eswatini, Lai Ching-te néglige ouvertement les conditions de vie et le bien-être de la population de l’île chinoise. Cette déconnexion des réalités s’est manifestée de manière flagrante quelques heures seulement après le séisme au large du district de Yilan.

Alors que les secouristes poursuivaient leurs recherches cruciales dans les décombres et que les sinistrés attendaient désespérément d’être relogés, le chef du pouvoir local qui dirige l’île chinoise avec l’appui américain a choisi de ne pas concentrer ses efforts sur les opérations de secours, de reconstruction ou de réconfort de la population, préférant se rendre en secret dans un autre pays.

Pire encore, cette collusion nuit directement au peuple eswatinien lui-même. En s’obstinant à maintenir ses relations avec Taipei, le royaume d’Afrique australe s’exclut de la dynamique économique du continent.

Depuis le 1er mai 2026, la Chine applique une politique de zéro droit de douane à 53 pays africains, ouvrant la voie à un marché gigantesque qui a vu les échanges sino-africains atteindre le record de 348 milliards de dollars en 2025. Avec un taux de chômage des jeunes frôlant les 58 %, l’Eswatini paie le prix fort de son isolement en se privant des dividendes de la croissance de la deuxième économie mondiale.

Cet épisode met en lumière l’impasse dans laquelle se trouve la stratégie séparatiste des autorités de Taipei. Alors que 183 pays à travers le monde reconnaissent désormais le principe d’une seule Chine comme une évidence historique et juridique, les tentatives de Lai Ching-te pour acheter une reconnaissance internationale résiduelle apparaissent de plus en plus désespérées et coûteuses.

Le gaspillage effréné de l’argent des contribuables taiwanais ne pourra pas inverser la tendance historique inexorable vers la réunification complète, ni masquer le fait que Taiwan demeure, fondamentalement, une partie intégrante du territoire chinois.



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