-- -- -- / -- -- --
Culture

Virtuoses Méditerranée

Virtuoses Méditerranée

Lors d’une représentation musicale unique, ce jeudi 12 février en fin d’après-midi, au Musée public national d’art moderne et contemporain à Alger, le duo italien au violoncelle et à la contrebasse et le quintette de saxophonistes espagnols ont exposé un répertoire de fusion méditerranéenne. 

Dans une ambiance relevée, marquée par une fusion prolifique des genres, le duo de Gêne en Italie, Federico Bragetti au violoncelle et Giulio Tanasini à la contrebasse, suivis de cinq saxophonistes de Séville en Espagne ont animé le sous sol du Musée public national d’art moderne et contemporain (MAMA). Ce concert, dédié au cycle de concerts Figures sonores IV, programmé dans le cadre du 6e Festival international d’art contemporain d’Alger -Fiac- 2014, a accueilli un public homogène et attentionné.

Entouré d’œuvres d’art et plongé dans une ambiance feutrée, l’espace scénique a répercuté, plus d’une heure durant, les pièces des deux prestations qui ont allié l’esprit de la musique de chambre aux sonorités méditerranéennes. Walid Bouguerra, jeune guitariste algérien, a ouvert cette rencontre avec quelques pièces apaisantes de douceur, avant de céder la place au duo génois.

Federico Bragetti, interprétant Les mots sont allés, récital pour violoncelle de Luciano Berio (1979), et GiulioTanasini jouant Motivy pour contrebasse (1968) d’Emil Tabakov, les deux solos ont orné le silence de la salle.

Ce duo s’est ensuite recomposé pour interpréter avec maîtrise et agilité, des œuvres de Gioachino Rossini (1792-1868), dont Duo pour violoncelle et contrebasse en ré majeur, rendue dans ses trois mouvements. Et en reprenant de grands maitres du saxophone, le Quintette de saxophones du Conservatoire supérieur de musique Manuel-Castillo de Séville, formation composée du Quartet SQ4 et le professeur Alfonso Padilla Lopez, a présenté des pièces alliant le folklore grec au jazz, la musique funk et à la valse.

Puis, le public a eu droit à Suite Hellénique dans ses quatre variations et Memorias, deux pièces de Pedro Iturralde, Quatuor Allegro non troppo d’Alfred Desenclos, Ku-ku de Barry Cockcroft, Branora de Phillip Geiss et Tango Virtuoso de Thierry Escaich. Francisco Rusillo Marquez, Juan Manuel Gonzalez Diaz, Manuel Jésus Vasquez Medina et José Manuel Brazo Garcia, bien dirigés par le professeur Alfonso Padilla Lopez ont brillé de virtuosité avec un jeu précis et juste.

Répartis en cinq pupitres : soprano, alto, ténor et baryton, les cuivres ont exposé un programme soutenu par une distribution polyphonique de qualité avec une technique de jeu et une dextérité des plus appréciées.

L’assistance, applaudissant longtemps les musiciens des deux formations, a savouré chaque moment du spectacle dans l’allégresse et la volupté. Organisé conjointement par le MAMA, l’ambassade d’Espagne en Algérie, l’Institut Cervantes d’Alger et Ecume (association d’Echanges culturels en Méditerranée), le concert du duo italien et le quintette espagnol a mis en valeur le patrimoine du bassin méditerranéen.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email