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Nationale

Virée à l’Ecole de police et au musée du Bardo

Dans le cadre de la Journée du chahid, l’association Union des filles, veuves et ayants droit de chouhada 1954 – 1962 (UFVADC) présidée par Mme Farida Guiroub, en collaboration avec la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou et la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou, a organisé avant-hier, au profit des filles et veuves de chouhada, du personnel de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri et des fonctionnaires de police de Tizi Ouzou, une visite guidée sur Alger.

Au programme, une visite au Musée national de la police, qui se trouve dans la prestigieuse Ecole de police de Châteauneuf, et au musée du Bardo. L’accueil des visiteurs, aussi bien au Musée national de la police qu’au musée du Bardo, fut des plus chaleureux. Ils y ont reçu des explications sur les missions et l’histoire de ces espaces.

Au Musée national de la police, un haut responsable. a commencé par donner un aperçu sur l’histoire de la Police algérienne, laquelle, et contrairement à ce qu’aurait pu penser un néophyte, ne date pas du 22 juillet 1962, c’est-à-dire juste après l’indépendance nationale.

En effet, à la lumière d’explications très savantes de ce haut responsable, on apprend que la création de la police algérienne date de plusieurs siècles.

Avant même l’arrivée des troupes musulmanes en Numidie pour propager l’islam, les peuples autochtones, c’est-à-dire les Berbères, avaient leur police. Avec l’avènement de l’Islam, les législateurs Algériens n’ont fait que renforcer le code de conduite morale, civile et civique, et, par conséquent, ont codifié le règlement policier.

Sur les murs du musée, les gravures qui y sont peintes montrent clairement des hommes à cheval en mission policière. Depuis l’indépendance, la Police algérienne n’a fait que moderniser ses structures et ses moyens d’exercice et a permis d’adapter ses missions aux exigences de la modernité. Les visiteurs tizi-ouziens ont pu découvrir les outils de travail de la police depuis l’indépendance à ce jour.

Un amoureux de l’objet ancien peut rester plusieurs heures d’affilée à admirer les différents outils ayant servi aux missions policières, du simple appareil photographique jusqu’aux armes, en passant par les moyens téléphoniques et la voiture.

Il convient de relever que vu sa mission principale, qui consiste à combattre le crime, la police algérienne a payé un tribut des plus lourds, notamment au cours de la décennie noire. Le martyrologe accroché sur un mur, à l’entrée du hall, témoigne du nombre de policiers et du sang versé pour sauvegarder la République. Rien qu’au cours de cette décennie noire, le martyrologe indique plus de 2 500 martyrs.

Toujours est-il que la mort de nos policiers n’a pas été vaine. En effet, la République algérienne a non seulement été maintenue debout, mais elle est aussi devenue plus forte que jamais. Les rangs de la police sont également renforcés en effectif. En sortant, les visiteurs tizi-ouziens ont d’ailleurs pu assister, dans la vaste et splendide cour de l’école, à la formation de centaines de jeunes recrues sous l’œil vigilant de leurs instructeurs.

Cela a été un moment très émouvant, notamment lorsque les femmes ont poussé des youyous, accompagnés de « Vive l’Algérie et gloire à nos martyrs ! », pour encourager les nouvelles recrues.

Après un déjeuner copieux chez leurs hôtes, les Tizi-Ouziens ont pris la direction du musée du Bardo. Là encore, les découvertes ont été à la hauteur des attentes. Selon les guides du Bardo, ce lieu culturel et scientifique a été construit aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Le nom « le Bardo » est tiré du mot espagnol « El Prado », qui signifie jardin.

C’est à cause d’une déviation, par inadvertance, du mot « El Prado » que fut retenue l’appellation « le Bardo ». Il est possible que la personne qui a entendu le mot « El Prado » ne connaissait pas la langue de Cervantès, d’où sa transcription « le Bardo ». Toujours est-il que la construction du musée a été l’œuvre d’un collectif d’architectes arabo-musulmans et occidentaux, tous formés à l’Ecole d’architecture arabo-musulmane.

Les visiteurs ont appris qu’en dépit des travaux de restauration, les matériaux de construction, dont le carrelage, les portes et les fenêtres en bois ainsi que la faïence colorée datent des XVIIe et XVIIIe siècles.

Les bâtiments étaient conçus à l’origine pour répondre aux besoins de repos et d’agrément des dignitaires d’Alger ainsi que de leurs invités de marque. Le site abritant le Bardo a donc été sélectionné à cause de son emplacement géographique avantageux.

A cette époque, le site était boisé ; il offrait de la fraîcheur à ses occupants en été. Les différentes pièces constituant les bâtiments renseignent également qu’à cette époque déjà, les dignitaires et riches algérois jouissaient d’un grand savoir-vivre. En 1932, les autorités coloniales en ont fait un musée mais ont veillé strictement à respecter les plans et les formes architecturaux originaux. 

A la question de savoir si la notoriété du musée du Bardo est universelle, la réponse a été affirmative. D’ailleurs, plusieurs études et recherches y ont été consacrées par des scientifiques étrangers, dont des Américains.

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