Violations du droit humanitaire à Ghaza : L’ONU condamne
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé devant le Conseil de sécurité les violations « claires » du droit humanitaire à Ghaza, insistant pour un « cessez-le-feu humanitaire » immédiat. « Je suis profondément inquiet concernant les claires violations du droit international humanitaire que nous voyons à Ghaza.
Soyons clairs : aucune partie à un conflit armé n’est au-dessus du droit humanitaire international », a-t-il déclaré devant les ministres et diplomates de dizaines de pays réunis au siège de l’ONU, avant de réitérer son appel à un cessez-le-feu humanitaire « immédiat » pour apaiser la « souffrance immense » des Palestiniens de la bande de Ghaza.
Cette déclaration a soulevé le courroux des diplomates de l’entité sioniste, dont son représentant à l’ONU a directement appelé à la démission de Guterres, estimant que celui-ci vit « dans un autre monde ». Il a même poussé le culot jusqu’à dire que Tel Aviv a le soutien des Etats Unis, de la Grande Bretagne et de Paris et que cela lui suffit amplement dans sa guerre barbare contre les palestiniens. Il faut dire que l’aide internationale a commencé à arriver au compte-gouttes depuis samedi via l’Egypte mais en quantité très insuffisante, selon l’ONU, dans ce petit territoire pauvre bombardé sans relâche par l’entité sioniste depuis le 7 octobre. « C’est une goutte d’aide dans un océan de besoins », a mis en garde Antonio Guterres dans la salle du Conseil de sécurité rarement aussi bondée.
« En outre, les réserves en carburant de l’ONU à Ghaza vont être épuisées d’ici quelques jours. Ce serait un autre désastre. Sans carburant, l’aide ne peut pas être distribuée, les hôpitaux n’ont pas d’électricité, et l’eau ne peut être purifiée ni pompée », a-t-il encore averti. Et d’insister sur le fait que « même en ce moment de danger grave et immédiat, nous ne devons pas perdre de vue le seul fondement réaliste pour une paix et une stabilité durable : une solution à deux Etats ».
L’isolement de l’entité sioniste est devenu flagrant sur la scène internationale. Le monde entier a dénoncé les raids meurtriers contre les civils, les enfants et les femmes. Les images de missiles qui s’abattent sur des écoles et des hôpitaux ont choqué l’opinion mondiale. Et le Conseil de sécurité de l’ONU est resté les bras croisés, paralysé par son inaction et le jeu des blocages orchestré par les Occidentaux, les Américains en tête.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan a accusé le Conseil de sécurité d’avoir « aggravé la crise en Palestine par son attitude biaisée au lieu de mettre fin au bain de sang et d’assurer un cessez-le-feu ». Pour lui, « il est impossible qu’une structure qui ne peut se préoccuper que du châtiment intégral de la population de Ghaza donne espoir à l’humanité et puisse garantir la paix et la stabilité mondiales ».
Pour sa part, le ministre palestinien des affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, a souligné que l’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU qui n’a pas réussi à adopter une position unie sur l’agression sioniste contre la Palestine est « inexcusable ». « Votre conscience humaine n’est-elle pas blessée par les crimes de l’occupation sioniste pendant 56 années d’occupation coloniale ou par les meurtres terroristes, les destructions et la faim auxquels la population palestinienne est soumise aujourd’hui ? », a-t-il ajouté.