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Nationale

Vêtir ses gosses, l’autre défi du père de famille

Vêtir ses gosses, l’autre défi du père de famille

Exsangues à deux jours de la fin du mois sacré, les chefs de familles devront encore se réinventer une autre masse monétaire pour espérer vêtir le jour de l’aid el fitr leur progéniture.
Le mois de ramadhan où il fallait garnir bien avant son portemonnaie pour s’en sortir, tire à sa fin et beaucoup parmi les Constantinois ont été rattrapés par les fêtes de l’aïd synonymes de dépenses autrement plus importantes notamment pour les pères de familles nombreuses. Une bourse en dessous de 40 000 DA ne saurait suffire pour habiller une fratrie de quatre gosses.

Les retardataires, nombreux à se faire piéger cette années dès lors que la fin du mois du jeûne coïncidera avec le dernier tiers du mois grégorien souvent période où les fameux « virements » sont attendus par le citoyen lambda, devront forcément débourser un peu plus pour se tirer d’affaire. Ces dernier jours et défiant toute logique les prix affichés par la multitude de magasins dont beaucoup s’offrent l’opportunité d’une reconversion éphémère pour se remplir les poches. Une petite virée au marché Ritej réputé populaire à la ville nouvelle Ali Mendjli fut instructive. De simples ensembles trois pièces, chemise, panta-court plus gilet, pour un enfant de six ans est proposé chez certains commerçants à 7000 DA. Une paire de baskets griffée grossièrement du sigle d’une marque bien connue s’affiche à 4500DA. « Le produit est d’origine, je l’ai ramené moi-même de France », dit fièrement le revendeur sitôt approché. Mais force est de constater qu’il faut vraiment être dupe pour ne pas remarquer à vu d’œil des défauts de fabrication.

D’autre reconnaissent toutefois que leur produits sont ou bien importés de Chine ou de Turquie. Comparativement à la « pacotille » ramenée de la grande puissance économique asiatique, Les produits étiquetés made in Turkey restent plutôt bien côtés. La qualité des vêtements produit au pays des Ottomans et les prix affichés défient toute concurrence.

Un père de deux filles et deux garçons dont l’ainée est à peine âgée de quatorze ans n’a pas caché son désarroi face à son incapacité à habiller comme il voudrait ses enfants. « Il me faut débourser pas moins de 10000 DA pour chacun d’eux », renchérit-il. « Je suis employé dans une entreprise étatique et mon salaire frôle à peine les quarante mille DA, Que feriez-vous à ma place ».

Loin d’être un cas isolé, il est aisé de constater que nombreux sont les citoyens à vaquer les mains vides tant certains produit restent hors de portée.

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