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Nationale

Vers un équilibre des prix du pétrole

Vers un équilibre des prix du pétrole

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole se dit optimiste quant à un rééquilibrage des cours avant la fin de cette année.

Selon son rapport mensuel, le fait le plus important qui accrédite cette thèse est la diminution graduelle de la production excédentaire dans les prochains mois.

Autrement dit, la surproduction à l’origine de la chute vertigineuse des cours depuis 2014 va disparaître progressivement pour laisser place à un seuil de production plus « stabilisateur », plus « logique » et plus rationnel avec la réalité des marchés internationaux.

Ces conclusions du rapport du cartel justifient, aux dires des experts, la dernière décision de l’OPEP lors de sa réunion du 2 juin à Vienne. En effet, lors de ce sommet, l’organisation a refusé de fixer un plafond de production comme elle le faisait annuellement, estimant que la production actuelle est « raisonnable ».

Les rédacteurs de ce rapport estiment que ce rééquilibrage est perceptible, en raison des conséquences de la longue durée de la bataille de la surproduction que l’Arabie Saoudite et les autres monarchies du Golfe avaient lancée pour contrecarrer les ambitions des producteurs américains du pétrole de schiste.

Pour les spécialistes, il faudra attendre deux ou trois trimestres pour que l’excès actuel du brut s’estompe définitivement, permettant ainsi aux marchés de retrouver l’embellie et un baril beaucoup plus cher qu’actuellement. L’OPEP pompe aujourd’hui le tiers de la production mondiale, ce qui la rend encore influente et incontournable.

Le rapport prévoit surtout une contraction du brut hors-OPEP, couplée à une hausse légère de la demande mondiale de 1,2 million de barils par jour, ce qui permet une « absorption » de la surproduction actuelle. Cette demande mondiale de produits pétroliers est tirée par les carburants (essences et kérosène) encouragée par le rebond des ventes de véhicules en occident, mais aussi dans des pays émergents.

Cette perspective pourrait encore durer en raison des prix, jugés bas, du pétrole, et des achats négociés actuellement par des courtiers.

Hier vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 50,19 dollars à Londres, soit une baisse de 35 cents par rapport à la clôture de vendredi. Par la même, le prix moyen du Sahara blend, pétrole brut de référence algérien, a poursuivi sa tendance haussière en s’établissant à 47,73 dollars/baril en mai dernier contre 42,33 dollars en avril, soit une augmentation de 5,4 dollars, selon le rapport de l’Opep.

La moyenne des prix du Sahara blend était de 39,41 dollars en mars dernier, indiquent les données publiées dans le rapport mensuel de l’Opep.

Il convient de rappeler que le budget du pays est basé, depuis plusieurs années, sur un baril de référence à 37 dollars sur la base duquel est calculée la fiscalité pétrolière budgétisée. Toutefois, il semble que la fourchette des 50-60 dollars le baril serait durable. On assiste à cet équilibre des prix, depuis que les petits investisseurs américains dans le pétrole et le gaz de schiste ont fait faillite et fermé leurs puits.

De grandes compagnies avaient elles aussi licencié des milliers de travailleurs, faisant des grandes coupes dans leurs budgets destinés à la recherche, l’exploration et le forage. En deux ans de crise majeure dans les prix du pétrole, devenu non rentable pour la plupart des producteurs (il avait frôlé les 20 dollars le baril, il y a quelques mois avant de remonter), les multinationales avaient réduit leurs investissements dans le secteur.

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