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Vers un apaisement politique et sécuritaire

Vers un apaisement politique et sécuritaire

La crise yéménite s’achemine vers un apaisement après que toutes les parties en conflit au Yémen eurent accepté d’entrer en pourparlers pour négocier un règlement politique comme seule et unique voie pour le rétablissement de la paix et de la sécurité dans ce pays à deux doigts de la guerre civile.

La situation au Yémen “s’achemine vers un apaisement” sur les plans sécuritaire et politique, a affirmé vendredi un diplomate algérien qui relève une prise de conscience des Yéménites, rendue possible notamment par la volonté de toutes les parties en conflit -les rebelles Houthis, les partisans de l’ancien président Abdallah Salah, le gouvernement en place mais aussi la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et qui est intervenue militairement dans ce pays pour arrêter l’avancée des forces houthies- de sortir de la crise.

Il a précisé que toutes les parties en conflit ont exprimé récemment leur intention d’aller vers de nouveaux pourparlers (Genève 2) à la mi-novembre, convaincus que “la solution militaire est stérile et que la décision du conseil de sécurité no 2216 est la clé du règlement de la crise”.

Selon cette même source, c’est à la faveur d’un revirement de la situation en vertu d’une variation des rapports de forces sur le champ de bataille, les forces progouvernementales aidées par la coalition arabe ayant pu récupéré 80 % des provinces yéménites, que les acteurs principaux au Yémen ont été amenés à opter pour le dialogue en vue d’une sortie de crise.

Il estime que la situation au Yémen est différente de celles que traversent la Syrie et la Libye, soulignant que l’ensemble de la communauté internationale soutient le pouvoir en place dans ce pays et privilégie un règlement politique de la crise.

Des acquis militaires ont balisé la voie à une action politique

Le diplomate algérien estime que toutes les parties en conflit au Yémen à leur tête les rebelles Houthis et les partisans de l’ancien président ont fini par admettre que militairement ils ont “perdu la bataille” après que les forces de l’armée et de la résistance populaire assistées par la coalition eurent récupéré une grande partie des villes yéménites tout en poursuivant leur progression vers le nord pour la libération de la capitale Sanaa.

“La tempête décisive” menée par l’Arabie saoudite a permis sept mois
après son lancement, de freiner l’avancée des rebelles houties d’une part et de détruire l’arsenal militaire des forces restées fidèles à Salah.

Le ministre saoudien des affaires étrangères Adel Al Djabir avait récemment annoncé la fin prochaine de la “tempête décisive” au Yémen soulignant que l’opération militaire qui, selon lui, était “l’ultime option” pour son pays, devait s’arrêter après la reddition des milices rebelles et l’aboutissement à un accord politique accepté par toutes les parties.

Les forces progouvernementales ont donc repris le contrôle sur plusieurs provinces du Yémen dont notamment Maarib et Bab El Mandeb, un défi majeur pour les forces de la coalition qui visent par ailleurs la libération de Aden.

Pour le diplomate algérien, les parties en conflit doivent observer une trêve avant de s’engager dans une action politique qui exige l’arrêt des hostilités et de l’opération “tempête décisive”.

Il a été convenu dans ce sens d’organiser des pourparlers à Genève entre le 10 et le 15 novembre pour examiner les mécanismes de mise en oeuvre de la résolution 2216 des Nations unies qui impose aux Houthis et aux alliés de cesser leurs opérations militaires et d’évacuer les villes sous leur contrôle. 

Les efforts internationaux portent leurs fruits au Yémen

Le diplomate algérien a évoqué en outre les efforts internationaux, de l’ONU notamment, pour le règlement de la crise yéménite. Des efforts qui n’ont pas tardé à porter leurs fruits, en particulier après les rencontres marathon tenues au cours des derniers mois à Mascate sous l’égide de l’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh et ayant abouti à l’adhésion de toutes les parties en conflit au Yémen à l’action politique.

Le président du Yémen, Abd Rabbo Mansour Hadi, avait annoncé qu’il prendra part aux pourparlers de paix aux côtés des Houthis initiés fin septembre dernier par les Nations unies en vue de mettre fin à la crise qui secoue ce pays et restaurer la dynamique d’un processus de transition politique conformément à la décision 2216 du conseil de sécurité et aux recommandations de la conférence du dialogue national et de l’initiative des pays du Golfe.

L’émissaire onusien pour le Yémen avait appelé le président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi à participer à un nouveau round de négociations avec les Houthis et leurs alliés après leur engagement à respecter la mise en oeuvre des décisions onusiennes. Par ailleurs, la dégradation de la situation humanitaire au Yémen avait impliqué l’arrêt de toutes les opérations militaires.

Ismaïl Ould Cheikh avait alors affirmé que les pourparlers de paix sont la seule et unique alternative pour empêcher l’aggravation d’une situation humanitaire qualifiée de catastrophique et sauver le pays d’une guerre qui a fait près de 10.000 morts et 30.000 blessés.

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