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Nationale

Vers l’installation d’un hôpital de lutte contre les germes dangereux

Vers l’installation d’un hôpital de lutte contre les germes dangereux

La nouvelle Agence nationale de la sécurité sanitaire envisage d’ores et déjà de mettre sur pied un hôpital complètement étanche et fermé destiné à la lutte contre les germes dangereux. 
C’est ce qu’a affirmé ce dimanche le professeur Kamel Sanhadji, fraichement installé à la tête de cette Agence, précisant qu’il s’agit « d’un système d’hôpital de recherche », dont la mission principale étant d’anticiper et de maitriser nombre de crises sanitaires. 

« Cet hôpital dédié aux germes dangereux permettra d’isoler le malade et rompre la chaine de transmission, mais surtout de prendre en charge les travaux de recherche liés à toute situation épidémiologique », poursuit le professeur Sanhadji lors de son passage à la radio nationale.
Affichant sa crainte quant à l’apparition possible en Algérie de l’épidémie de l’Ebola qui a déjà fait des ravages dans l’Afrique de l’Ouest et le Sahel , Pr Sanhadji a indiqué que ce projet figure parmi les priorités de l’Agence de la sécurité sanitaire et s’impose comme nécessaire dans le système de santé national en vue faire face à toutes les crises.

Concernant la réforme de ce dernier , l’intervenant a estimé qu’il y aura du pain sur la planche. « Cette agence a été mise en place dans un contexte particulier de crise sanitaire. La notion de crise a permis aux pouvoirs publics de comprendre l’importance d’un tel organisme et de réaliser que la sécurité du pays est fortement liée à son système de santé », relève l’invité de la rédaction de la chaine 3. 
L’Agence devrait être dotée, affirme-t-il, d’un personnel qualifié et pluridisciplinaire et aura le pouvoir de décision, car elle se veut une réponse aux attentes des citoyens et une volonté d’aller vers la réforme du système sanitaire à même d’apporter des réponses précises quant à la qualités des soins.
Non sans signifier que les résultats des efforts consentis par le passé en la matière restent au-deçà des attentes des citoyens .

Selon le président de l’Agence de la sécurité sanitaire, il est envisagé de tracer une feuille de route basée sur un nouveau paradigme.
« La nouvelle composante scientifique sera prépondérante et opérationnelle et il lui appartiendrait de garantir des soins de qualité. Ce n’est plus l’administration , car cette dernière et suite à des dérives bureaucratiques avait pris le pas sur le scientifique, voire le terrorise dans certains cas », dénonce-t-il.

Elle s’appuiera dans sa mission en partie majeure sur les compétences locales, dit-il, mais elle sera aussi accompagnée par les compétences nationales à l’étranger, citant à titre d’exemple le professeur Lyes Zerhouni qui a fait montre de sa compétence dans le domaine de l’imagerie (IRM).
La particularité de cette Agence, enchaine l’invité de la rédaction, impliquera un personnel pluridisciplinaire, parmi eux des médecins, des pharmaciens, des épidémiologistes, ainsi que des mathématiciens et des statisticiens, afin de pouvoir travailler selon les méthodes modernes utilisant les techniques d’information et de communication.

Il a par ailleurs expliqué qu’elle n’est pas un organisme de veille sanitaire dédié uniquement au suivi du Covid-19 ou autre virus, ou encore détecter tous les signaux lors de l’apparition d’une quelconque épidémie. 

Cela n’est qu’un petit chapitre à l’intérieur de la mission assignée à ladite Agence, souligne-t-il.
il a fait observer en outre que tous les systèmes de santé de par le monde ont été phagocytés par la prise en charge des maladies chroniques qui consomment 90% des budgets des Etats, reversés au secteur de santé et ce au détriment des autres maladies, y compris les maladies infectieuses et le travail de prévention. Selon le professeur, la veille sanitaire a été négligée dans notre système de santé inspiré de la logique de fonctionnement de ceux des pays européens.

Au sujet des décisions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de suspendre les essais techniques menés sur le traitement à la chloroquine avec une alerte mondiale, avant de se rétracter et reprendre lesdits essais, le professeur s’est montré déçu de cette attitude. Il voit que « l’OMS a apporté la démonstration de son fonctionnement irrationnel et c’est une honte qu’une organisation qui chapeaute la santé mondiale pourrait emprunter cette voie ». 

« Je me demande comment peut-on modifier des résultats au niveau mondial, pour publier une annonce prétendant que la chloroquine induit plus de décès parmi les patients ayant pris ce traitement ? C’est un non-sens, d’autant que l’observation du terrain est venue contredire cette publication », déplore-t-il.
Il est clair que ce sont des lobbies financiers qui souhaitent imposer d’autres molécules, coûtant beaucoup plus chères par rapport à la chloroquine. 

Il est encore plus scandaleux, dénonce Pr Sanhadji, que l’OMS a pu publier récemment des données prétendant que « l’Algérie a un taux de contamination important et nombre de dégâts ont été enregistrés ! ». Il est allé plus loin en estimant qu’elle a été vilipendée à juste titre par nombre de responsables et chefs d’Etats durant cette période de crise sanitaire mondiale. 
 

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