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Nationale

Vers l’expulsion de Amir DZ de France

Vers l’expulsion de Amir DZ de France

Le cyber-activiste Amir Boukhors, plus connu sous le pseudonyme de Amir Dz, en fuite depuis plusieurs années en France, est en voie d’être prochainement extradé vers l’Algérie. Selon des informations obtenues à Paris par Le Jeune Indépendant, les autorités judiciaires françaises ont relancé son dossier, depuis que le gouvernement algérien a donné récemment son accord sur l’acceptation de la reprise des réadmissions des algériens indésirables en France, constitués principalement de migrants clandestins et de repris de justice. Les consulats d’Algérie devraient en même temps octroyer des laisser-passer à ces « expulsables » du territoire français.

Sa demande d’asile politique a été mise sous le placard et n’a pas été traitée. Elle serait même rejetée depuis son placement sous contrôle judiciaire, d’autant que son avocat s’est muré dans le silence le plus total et refuse de faire des déclarations ou de donner des éclaircissements sur l’affaire de son client.

Les mêmes parisiennes indiquent que l’extradition de Amir DZ classé comme terroriste en Algérie pourrait intervenir avant la formation du nouveau gouvernement français par le président Emmanuel Macron, qui vient d’entamer des consultations avec plusieurs partis politiques.

Déjà, ses soutiens à l’étranger, notamment en France, en Espagne et au Canada, commencent à s’agiter. Le mouvement Rachad, classé terroriste par l’Etat algérien, a lancé une vaste campagne de solidarité et de soutien à Amir DZ, comme il l’a fait dernièrement avant l’extradition du gendarme en fuite Benhalima.

Des sources judiciaires révèlent que la justice française devrait bientôt rendre une décision dans le dossier de Boukhors qui fait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt internationaux émis par l’Algérie. Depuis plusieurs mois, il fait l’objet d’une enquête sur la base des dossiers transmis par les autorités judiciaires algériennes aux autorités françaises. Amir DZ a été interpellé trois fois avant d’être placé sous contrôle judiciaire par un juge du tribunal de Nanterre (Paris). Le mis en cause lui-même ne cesse de le confirmer dans ses apparitions dans les réseaux sociaux.

Pour rappel, en mars 2021, le tribunal de Bir Mourad Rais avait lancé un mandat d’arrêt international contre quatre mis en cause dont Amir Boukhors, impliqués dans une  affaire d’ « atteinte à la sécurité nationale ». Selon le communiqué du parquet général du tribunal de Bir Mourad Rais les accusés recherchés sont Zitout Mohamed Larbi, Hichem Aboud, Boukhors Amir et l’ex-gendarme Mohamed Abdellah qui a été extradé il y a trois mois d’Espagne.

Le parquet algérien avait précisé que ces personnes étaient poursuivies pour leur implication dans « une grave affaire pénale d’atteinte à l’ordre public, à la sécurité et la stabilité de l’Etat ». « Conformément aux dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale, le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Rais, (Alger) a expliqué que cette « affaire est en cours de traitement judiciaire après de profondes investigations menées pendant plusieurs mois ayant permis d’identifier ses commanditaires parmi eux, des activistes sur la toile », citant également le dénommé Mansouri Ahmed, ex-activiste du FIS dissous arrêté le 28 février de la même année et placé sous mandat de dépôt, suite à une accusation liée à son appartenance à un groupe terroriste.

Boukhors a été interpellé le 6 juillet 2020 par les enquêteurs de la brigade centrale de répression de la cybercriminalité informatique de la ville de Nanterre qui l’a arrêté à la Porte d’Italie. Présenté devant le procureur général près la Cour d’appel de Paris pour décider de la suite à donner, le magistrat français avait décidé de le placer sous contrôle judiciaire. Son avocat Me Foxe avait expliqué à cette époque que Amir Boukhors a été arrêté suite à une demande des autorités algériennes en vue de son extradition. Il a aussi rappelé que son mandant fait l’objet de sept mandats d’arrêts internationaux délivrés contre lui par l’Etat Algérien, dont la justice l’a condamné par contumace.

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