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Nationale

Vers l’augmentation de la finance islamique dans l’immobilier

Vers l’augmentation de la finance islamique dans l’immobilier

Les récentes réformes du cadre juridique régissant la finance islamique en Algérie devraient rendre les financements conformes aux préceptes de la charia plus attractifs et compétitifs sur la place bancaire nationale.

C’est ce qu’ont affirmé à l’unanimité des acteurs du secteur, lesquels ont salué le nouveau cadre juridique, notamment le décret du 13 juillet dernier relatif à la bonification du taux d’intérêt ainsi que du pourcentage de la marge bénéficiaire des prêts immobiliers accordés par les banques et les établissements financiers.

Ce nouveau texte fixe les niveaux et les modalités d’application de ces bonifications au titre des opérations bancaires exécutées dans le cadre des produits de financement islamique pour l’acquisition d’un logement collectif, la construction d’un logement rural ou la construction d’un logement individuel réalisé sous forme groupé dans des zones définies des wilayas du Sud et des Hauts Plateaux.

Dans sa déclaration à l’Agence officielle, le membre du Haut Conseil Islamique (HCI) et expert en finance islamique, Mohamed Boudjellal, a souligné l’importance de ce décret qui « constitue un saut qualitatif permettant d’élargir la portée des financements accordés par les banques et guichets islamiques, et permettra à ces institutions financières de capitaliser les dépôts collectés au cours des quatre dernières années ».

Il s’agit également d’une nouvelle étape qui permet à la finance islamique de se rapprocher de la finance classique en matière d’avantages, et qui ouvre la voie à d’autres chantiers comme la généralisation du soutien accordé par l’Etat aux investisseurs dans divers secteurs (industrie, agriculture, tourisme…), à l’instar de ce qui se fait dans la finance conventionnelle.

Pour sa part, le chef du département de la finance islamique au Crédit populaire algérien (CPA), Sofiane Mazari, a estimé que les dispositions du nouveau décret exécutif constituaient « un pas important pour renforcer l’accès au financement immobilier dans le cadre des produits de la finance islamique ».

Avant la publication, la finance islamique était confrontée à un défi majeur avant la publication de ce décret, car elle ne bénéficiait pas du soutien du Trésor, « ce qui la rendait plus couteuse pour les clients et entravait ainsi sa compétitivité par rapport à la finance classique ».

Ce nouveau décret, qui s’inscrit dans le cadre d’une série de textes visant à renforcer le rôle de la finance islamique sur le marché, permettra de réduire les coûts des prêts immobiliers, faciliter l’accès à la propriété avec des charges moindres, selon le responsable.

De son côté, la Direction de la finance islamique au niveau la Banque de développement locale (BDL) a salué cette nouvelle mesure qui permettra d’augmenter « considérablement » la part de la finance islamique sur le segment immobilier.



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