-- -- -- / -- -- --
Nationale

Vers la réorganisation de l’activité industrielle

Vers la réorganisation de l’activité industrielle

Le programme de relance économique a été à l’ordre du jour du Conseil des ministres tenu dimanche. Plusieurs décisions ont été prises en vue de booster l’industrie nationale et consolider la production agricole.

De ce fait, des décrets ont été adoptés concernant les cahiers des charges relatifs à la réorganisation des activités industrielles. Il s’agit notamment du montage de produits électroménagers et des véhicules, ainsi que de l’importation de véhicules neufs et à l’acquisition de chaînes et d’équipements rénovées.

Il a été signalé, cependant, le besoin de stabilité à donner au dispositif réglementaire à mettre en place, en lui conférant une durée de vie d’au moins 10 ans. « Tout texte réglementaire à ce sujet doit être étudié sérieusement en veillant à ce que ses dispositions ne soient pas liées à des considérations de conjoncture ou à des intérêts particuliers », précise le communiqué de la présidence de la République.

S’agissant des acquisitions d’usines usagées, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a insisté sur la nécessité de veiller à s’entourer d’un certain nombre de garanties.

Ainsi, l’outil de production acheté doit être viable, acquis produit en main, et n’ayant pas servi plus de cinq (05) ans au jour de son acquisition. Il doit être capable de contribuer à la production de valeur ajoutée et à concourir à la création d’emplois, souligne -t-il.
Toute opération dans ce cadre doit se faire après une étude approfondie a priori et qui soit réalisée avec des bureaux d’études et de compagnies d’assurances connues, sans perdre de vue le besoin d’expertise de pays tiers.

En ce qui concerne l’importation de véhicules neufs, le processus doit se faire au niveau national, il sera le fait d’opérateurs nationaux et doit inclure un réseau national efficient et professionnel de service après-vente. En ce qui concerne les opérateurs étrangers, il conviendra de prendre un texte ultérieur qui régira leur intervention dans ce secteur, ajoute la même source.

Des mesures fiscales et douanières destinées à l’encouragement de l’importation des véhicules électriques ont été également évoquées avec le ministre des Finances en vue de faciliter la procédure afférente.

Pour le montage des produits électroménagers, l’intégration de rigueur doit rester celle de 70% et doit se faire dès la première année du lancement des projets.

Pour ce qui est du montage de véhicules, le processus doit démarrer avec un taux d’intégration de 30% au minimum. L’objectif, in fine, étant de parvenir, estime le Président de la République, à créer ‘’un process complet’’, avec au bout, une industrie mécanique véritable. Cela en attendant d’examiner prochainement les textes réglementaires régissant la filière de la sous-traitance industrielle.

Sur le chapitre de l’agriculture, le président a souligné la nécessité de sortir du système des cycles de production irréguliers. Il a exigé la finalisation, à brève échéance, du programme de réalisation des aires de stockage des produits agricoles pour permettre la nécessaire régulation du marché. Le gouvernement entend aussi encourager l’installation d’usines de transformation des produits agricoles dans les zones de production.

Par ailleurs, des instructions ont été données au premier ministre, Abdelaziz Djerad en vue de prendre les dispositions, avec le ministre de l’enseignement supérieur, pour la mise en place, en extrême urgence, d’un institut spécialisé dans l’agriculture saharienne au niveau d’une université du Sud. Pour ce faire, il est possible de faire appel, en cas de besoin, à la coopération internationale avec les partenaires étrangers qui ont acquis une expérience avérée en la matière.

Pour la mise en œuvre du programme présenté lors de ce Conseil des ministres, elle doit passer nécessairement par une réorganisation adéquate des structures du ministère de l’agriculture, aussi bien au plan national, que local. Celle-ci passe, relève la même source, par la création d’offices et de structures qui permette une synergie avec les agriculteurs et l’augmentation de la production, synonyme de la sécurité alimentaire.

Parmi les pistes sur lesquelles l’action doit être orientée, la priorité a été donnée aux oléagineux, au maïs, aux produits sucriers, de même que des filières particulières comme l’apiculture sans oublier le secteur de l’élevage et son pendant de production laitière.
Un point de situation sur les programmes concernant l’ensemble de ces filières, devrait être fait dans un délai d’un mois, en procédant à un ciblage approprié des zones de production dans les régions du Sud.
 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email