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Nationale

Vers la paralysie des hôpitaux

Vers la paralysie des hôpitaux

Les médecins résidents, qui entament leur sixième mois de grève, durcissent leur mouvement de protestation en décidant de cesser toute activité à partir de Dimanche.
Plus de gardes aux urgences ni au niveau des services ; c’est la paralysie totale des hôpitaux, qui va peser lourdement sur les malades déjà en mal de soins dans les hôpitaux publics où la gratuité des soins rime avec médiocrité. 
Le ministre de la tutelle, Mokhtar Hasbellaoui, qui a échoué de convaincre les blouses blanches d’interrompre la grève, riposte à cette radicalisation en ordonnant aux gestionnaires des hôpitaux la réquisition du personnel de médecins résidents pour garantir « la continuité des soins et la prise en charge des malades dans le cadre de l’urgence ». Le département de Hasbellaoui brandit le texte de loi 90/02 du 6 février 1990 relative à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail et à l’exercice du droit de grève qui implique également l’obligation d’assurer le service minimum, notamment l’article 38 qui assujettit le personnel médical à assurer « les services hospitaliers de garde, les urgences et la distribution des médicaments ».
Mais les médecins en spécialisation rejettent cet argument en bloc, tout en se lavant les mains des retombées de leur mouvement de protestations sur les malades.
« Nous enjoignons aux autorités compétentes de prendre les dispositions nécessaires, afin de mobiliser les personnels soignants titulaires de santé publique et hospitalo-universitaires relevant de leur compétence administrative », suggèrent-ils dans un communiqué de presse en réfutant, une fois de plus, ce qu’ils qualifient de « manœuvre juridique » de la tutelle pour « menacer et intimider les résidents, désormais conscients de leurs droits ». En poste-graduation, ces étudiants en sciences médicales estiment qu’ils ne sont pas concernés par la loi n°90/02 qui est applicable uniquement « aux travailleurs ». « Cette réquisition s’adresse aux fonctionnaires et ne concerne pas les étudiants que nous sommes », insistent-ils.
Le Comité autonome des médecins résidents algériens ( Camra) à tenu à rappeler qu’ils ont exercé, depuis le début du conflit, un droit de grève reconnu par la Constitution, tout en continuant à observer le service minimum. « Les soins d’urgence, médicaux et chirurgicaux étaient assurés sans discontinuer dans des conditions difficiles », soutient le Collectif des médecins résidents, justifiant leur ultime recours à cette radicalisation par l’absence d’une de volonté réelle chez les autorités prendre leurs revendications légitimes.
 

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