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Nationale

Vers la création de zones franches pour booster les exportations

Vers la création de zones franches pour booster les exportations

Dépourvue de tonus, l’économie continue à faire du surplace. Face à cette situation, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a annoncé, lors de l’ouverture de la session du printemps du Parlement, le lancement d’une nouvelle politique économique (NEP) pour le mois d’avril, trois mois à peine après l’adoption de la loi de finances 2016.

Dans la foulée, Sellal a souligné la nécessité de « faire des réformes ». Subtilement, le chef de l’Exécutif met fin ainsi aux rumeurs qui le donnent partant.

Il est assuré au moins de continuer jusqu’à la présentation de cette nouvelle politique économique mi libérale-mi sociale.

Sellal a révélé que ce nouveau programme englobera la période de 2016 à 2019. Il assure que ce nouveau modèle économique va être présenté dans le détail le moment venu.

En quoi consiste ce nouveau programme ? A première vue, il sera d’essence libérale, c’est-à dire que la liberté d’entreprendre sera encouragée, voire recherchée, que l’intervention de l’État doit y être aussi limitée que possible.

Cette nouvelle politique économique donnera plus de place au marché sans intervention répétée des pouvoirs publics. Le libéralisme politique et celui économique, qu’il ne faut pas confondre avec le néolibéralisme, sont étroitement liés. L’un ne va pas sans l’autre.

Contourner la règle des 49/51 %

L’Algérie s’apprête-t-elle à créer des zones franches comme l’ont fait la Chine et bien d’autres pays émergents avec le succès retentissant que l’on sait ? Pour contourner la loi 49-51, jugée contraignante pour l’investisseur étranger, le gouvernement songe à créer des zones franches pour encourager les IDE, en baisse depuis quelques années.

L’objectif : favoriser leur développement économique notamment par des aides accordées aux entreprises en contrepartie d’une implantation dans ces zones, en incitant les entreprises à s’y installer et à embaucher.

Un des principaux objectifs de la création de zones franches étant d’accroître les exportations, exonérées de droits nationaux à l’importation et à l’exportation, ou fonctionnent officiellement en dehors de l’espace douanier de leur pays d’accueil.

Les gouvernements ajoutent souvent à ces privilèges d’autres avantages, tels que des incitations fiscales, réglementaires, administratives et financières.

Ainsi, l’argent qui circule dans le circuit informel, évalué à 35 milliards de dollars, est aussi visé par cette politique de zones franches. En effet les marchandises placées en zone franche ou en entrepôts sont exonérées de droits à l’importation, de taxes et de mesures de politique commerciale. Tout comme les marchandises placées en zone franche ou en entrepôts peuvent bénéficier des avantages liés à l’exportation.

Les marchés « Dubai », du Hamiz et ceux d’El Eulma sont par exemple ciblés dans un premier temps. A l’étranger, il existe aujourd’hui des centaines de zones franches dans le monde, et la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA) compte de nombreux exemples de réussite dans ce domaine.

Des villes comme Dubaï sont devenues des pionnières de l’économie numérique tournées vers les médias et l’Internet, à la zone franche de Tanger, en passant par celle du Canal de Suez en Égypte.

Si l’Algérie adopte cette politique de zones franches, ce sera une percée majeure dans le processus de réformes pour l’ouverture économique du pays.

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