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Nationale

Ver une refonte des statuts de la CACI

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Les travaux de refonte des statuts régissant la Chambre algérienne du commerce et d’industrie (CACI) débuteront en janvier en cours ; une réforme longtemps revendiquée par les présidents des chambres de wilaya aspirant à plus de prérogatives dans la gestion et la prise de décision, a indiqué hier à Alger le président de la CACI, Mohamed Laïd Benamor.

« Nous commencerons les travaux (de la révision des statuts) dès cette semaine ; ils vont durer un trimestre et en avril, nous aurons quelque chose de consistant à vous présenter », a déclaré à la presse M. Benamor en marge de l’Assemblée générale de la Caci.

Ces travaux seront menés en concertation avec l’ensemble des Chambre du commerce et d’industrie de wilaya (CCI), a-t-il ajouté. « Nous allons recenser les différentes propositions des CCI pour les débattre au niveau régional avant de les présenter sous forme d’un projet à soumettre au ministère du Commerce pour validation », a-t-il expliqué.

D’après M. Benamor, la révision des statuts de la CACI « va donner plus de liberté aux présidents élus dans la gestion des chambres ». Il a évoqué dans ce sens « la mise en place d’un conseil de gestion selon un plan d’action et selon les urgences qui peuvent surgir dans la sphère économique du pays ».

Les présidents des CCI étaient unanimes à appeler, lors de cette assemblée ordinaire, à une « refonte profonde et rapide » des statuts et du règlement intérieur régissant ces chambres.

Selon les présidents des CCI qui tiennent leur première assemblée depuis leur élection en 2014, « il est temps de changer ces statuts datant de 1973, modifiés légèrement en 1996 ».

« Actuellement les présidents sont confinés dans des rôles protocolaires. Nous réclamons une refonte rapide et profonde pour que ces derniers, représentant légitimes d’opérateurs économiques, soient partie prenante dans la gestion des chambres et puissent ainsi accomplir pleinement leur rôle », a plaidé le président de la CCI d’Alger, Mustapha Korichi.

Le président de la CCI Béjaïa Fawzi Bekati a lui aussi appelé à une refonte urgente des statuts de la CACI. « Après plus d’une année de notre élection, rien n’a changé. Nous demandons qu’il y ait un partage de responsabilités et de prérogatives entre les présidents des CCI et les directeurs », a-t-il revendiqué.

« C’est inconcevable qu’aujourd’hui un président d’une CCI n’ait pas le droit de recruter sans l’aval du ministère. C’est inconcevable qu’un président ne dispose même pas de structures adéquates où recevoir des étrangers », a-t-il déploré.

De son côté, le président de la CCI de Sétif Seklouli Ammar a présenté une liste d’une vingtaine de propositions de réforme portant, entre autres, sur le mode de gestion et de financement des CCI. « Nous sommes des opérateurs économiques et créateurs d’emplois et de richesses, mais les prérogatives actuelles nous bloquent », a-t-il regretté.

Présent à cette réunion, le ministre du Commerce Bakhti Belaïb a, pour sa part, apporté son appui au projet de refonte des statuts de la CACI et des CCI tout en exprimant sa pleine disposition à accompagner ce processus. « Je suis de ceux qui souhaiteraient que les statuts changent », a-t-il soutenu.

« Même si le financement des Chambres reste majoritairement public, il y a une nécessité absolue d’introduire des changements dans les statuts actuels régissant les CCI », a encore dit M. Belaïb.
Par ailleurs, il a fait savoir qu’une nouvelle liste de six produits agricoles et industriels, soumis au régime des licences, sera publiée durant cette semaine.

« Ces produits ne pourront être importés que par le truchement d’une licence », a-t-il noté. Il a rappelé que pour le moment « il y a un consensus sur trois produits qui sont : le ciment, le rond à béton et les véhicules », pour un coût financier dépassant les 7 milliards de dollars.

Le ministre a considéré, dans ce contexte, que la liste des produits soumis aux licences n’était pas importante par rapport à la facture globale des importations estimée à 60 milliards de dollars (en 2014). Cela s’explique, selon lui, par le fait que les secteurs concernés ne disposent pas encore d’indicateurs précis leur permettant de déterminer les quantités à importer par rapport à l’offre de la production nationale.

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