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Vente en ligne : Comment éviter l’escroquerie ? 

Vente en ligne : Comment éviter l’escroquerie ? 

La vente en ligne est en plein essor en Algérie. Beaucoup ont recours aux achats à distance, par manque de temps ou pour la disponibilité des produits. Et ce n’est pas toujours une bonne expérience pour tout le monde. C’est la raison pour laquelle l’association de protection des consommateurs sensibilise ces derniers, à travers un ensemble de conseils, afin d’éviter l’arnaque.  

Les vendeurs en ligne via les plates-formes des réseaux sociaux se multiplient. Les pages Facebook proposant la vente de produits avec livraison à domicile, à des prix imbattables, sont de plus en plus nombreuses, de quoi tenter les plus hésitants. Si, pour certains, faire ses courses en ligne est devenue une habitude, d’autres hésitent et ne font toujours pas confiance à ces « commerçants virtuels ». 

Cependant, les avis de ceux qui ont adopté ce nouveau mode d’achat diffèrent. Si certains ne peuvent plus se passer de ce service, comme Karima, manager dans une entreprise, pour qui la vente en ligne facilite son quotidien en raison de son emploi du temps chargé, d’autres expriment leur mécontentement vis-à-vis des achats à distance.

« J’ai eu une mauvaise expérience. J’ai reçu une marchandise qui ne ressemble même pas à celle que j’ai commandé en ligne alors que j’ai payé le prix », a témoigné Sonia qui ne veut plus acheter en ligne. 

Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui partagent leurs expériences et racontent leur mésaventure avec des « arnaqueurs » qui refusent de rembourser ou d’échanger la marchandise, laquelle n’est pas conforme à l’échantillon présenté en ligne au moment de la livraison, ou qui ont carrément disparu après avoir conclu le marché avec le client. D’autres font, certes, des commandes sur Internet mais ne sont pas tout à fait confiants. « J’ai déjà acheté certains articles en ligne.

J’étais satisfaite mais je ne fais pas trop confiance », a indiqué Lynda, laquelle préfère faire ses achats directement dans des boutiques, surtout que les réactions des internautes arnaqués ne l’encouragent pas à adopter ce mode de transaction. Nombreuses sont en effet les victimes d’escroquerie des ventes en ligne bien que l’activité du e-commerce soit régie par la loi. 

Toutes ces doléances et mésaventures des consommateurs avec les vendeurs en ligne ont fait réagir l’Association des consommateurs, laquelle donne un ensemble de conseils aux e-consommateurs de sorte à éviter de se faire arnaquer par des soi-disant e-commerçants.

Ainsi, l’Association de protection et orientation du consommateur et son environnement (APOCE), laquelle enregistre plusieurs réclamations de consommateurs, invite les victimes d’escroquerie de la part de commerçants et fournisseurs en ligne de se rapprocher de l’association, directement ou à travers l’application « Echki » ou via le numéro vert mis à leur disposition, et ce pour déposer leur requête. L’association va ainsi accompagner le consommateur pour régler le litige entre les deux parties à l’amiable ou après une poursuite judiciaire. 

Dans sa déclaration au Jeune Indépendant, Fadi Tamim, coordinateur national de l’APOCE, a affirmé que les mêmes pratiques connues dans le commerce « traditionnel » sont signalées dans le cadre du commerce électronique, lequel émerge en Algérie.

C’est dans ce sens qu’il est demandé aux consommateurs de toujours vérifier l’identité du commerçant et aussi de s’assurer de la qualité du produit. Il faut vérifier si c’est un produit d’origine ou contrefait et s’il correspond à celui proposé par le commerçant, et ce avant de procéder au paiement de la marchandise à la livraison. 

Il est aussi important de savoir si le fournisseur est un commerçant ou si c’est uniquement un intermédiaire. « Il faut s’assurer que l’interlocuteur est un commerçant qui est enregistré au Centre national du registre du commerce et qu’il dispose d’une personnalité morale », a précisé le coordinateur national de l’APOCE, lequel a fait savoir que ceux qui proposent des articles à la vente sur les plates-formes des réseaux sociaux, à l’instar de Facebook et Instagram, ne sont pas forcément des commerçants, donc non enregistrés sur le CNRC. Le consommateur ne peut alors pas engager des poursuites judiciaires à leur encontre en cas d’arnaque.  

Il a aussi conseillé aux e-consommateurs d’avoir le réflexe de demander à l’interlocuteur son nom commercial afin de l’identifier, d’autant que certaines pages ne sont pas agréées et leurs propriétaires sont inconnus. M. Tamim, qui a signalé la crédibilité des sociétés dont le site contient le .dz, a en outre évoqué certaines pratiques qui peuvent renseigner sur la mauvaise foi du fournisseur.

« Il ne faut pas faire confiance à ceux qui demandent un prépaiement à effectuer par le biais du CCP avant la livraison de la marchandise », a-t-il précisé, soulignant la nécessité de vérifier l’article livré et aussi de garder toutes les preuves, à l’instar des reçus de paiement.

Le coordinateur national de l’APOCE n’a pas manqué de souligner le retard du e-paiement qui a un impact direct sur le développement du e-commerce en Algérie. 

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