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Nationale

Vendredi 33 : La mobilisation ne fléchit pas

Vendredi 33 : La mobilisation ne fléchit pas

Le mouvement populaire poursuit sa mobilisation et réclame le changement radical. Ce vendredi, 4 octobre, la mobilisation était grande dans les différentes localités du pays, à l’occasion du 33e vendredi de protestation, qui coïncide avec le 31e anniversaire des événements du 5 octobre 1988. Un vendredi particulier, car le hasard a voulu que ça soit à la veille du 5 octobre. Il y a 31 ans les Algériens sont sortis dans les rues pour réclamer liberté et justice sociale.

Depuis, quoique, un premier pas a été franchi vers la démocratie, les Algériens réclament toujours un meilleur lendemain. Ils étaient des milliers à investir la rue, dans les mêmes conditions marquées par le déploiement du dispositif sécuritaire, pour réitérer les mêmes revendications portées depuis le 22 février dernier. Si les manifestants ont montré un grand génie en mettant à jour les slogans en fonction de l’évolution de la situation, la revendication initiale demeure la rupture avec l’ancien système et ses figures. Une constante depuis maintenant plus de sept mois. Parcourant les principales rues de la capitale, les manifestants rejettent l’élection présidentielle dans ces conditions car selon eux, les figures de l’ancien système vont être de la partie. En effet, parmi les potentiels candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre, des figures de l’ancien système sont présentes, chose qui irrite davantage « la rue ».

Du côté du pouvoir, les préparatifs pour le scrutin vont bon train et la liste des prétendants à la magistrature suprême ne cesse de s’allonger. Parallèlement, la rue ne décolère pas et exprime ses revendications sans relâche chaque vendredi. « Makach intikhabat m3a el3issabat » (Pas de vote avec les gangs), ou encore « Blad bladna w n’dirou rayna, makach l’vote » (le pays est le nôtre, pas de vote), sont autant de slogans scandés par les manifestants pour exprimer leur refus. Il faut dire que c’est la hantise d’une élection truquée qui justifie cette attitude, malgré les assurances de l’Autorité nationale indépendante des élections. Son président à même affirmé que « la fraude relèvera désormais de l’impossible ». D’aucuns estiment que rétablir la confiance, longtemps perdue, entre gouvernés et gouvernants n’est pas aussi facile que ça.

Le mouvement populaire maintient donc la pression en signant, hier, le 33e vendredi consécutif de mobilisation. Des milliers de manifestants ont envahi les principales rues de la capitale dès la matinée, avant que la marche atteigne son apogée après la prière du vendredi. Les rues et places symboles du hirak, dont la place Audin, la rue Didouche-Mourad, Le Bd Colonel-Amirouche, la rue Hassiba-Ben-Bouali ou à la place du 1er mai, sont devenues ainsi noires de monde. Cependant, des arrestations ont été signalées parmi les manifestants, qui restent pacifiques. Ces derniers n’ont pas perdu de vue les détenus du hirak, en appelant à leur libération.

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