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Nationale

Vendredi 24 Le cap de la contestation maintenu à Médéa

Vendredi 24 Le cap de la contestation maintenu à Médéa

Scandant des slogans hostiles à la feuille de route imposée par le pouvoir, les manifestants, lors du 24e vendredi dans la ville de Médéa, ont réitéré leurs revendications relatives au changement radical et à la mise en place d’une période de transition devant déboucher sur un nouveau mode de gouvernance, qui est la traduction réelle de la volonté populaire.

D’ailleurs, cela a été démontré à travers les différentes marches appelant à l’installation d’une « Dawla madania, machi askaria » (Etat civil, non militaire) et au refus du dialogue avec les symboles du pouvoir et de la « issaba » (bande). Parmi les autres slogans de la foule, la libération de l’expression libre des jeunes et la fin du pouvoir basé sur les clans et leur clientèle parmi les partis et les organisations satellites qui sont toujours aux commandes des rouages de l’Etat. Beaucoup de manifestants interrogés en marge de la marche ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la contestation pacifique en dépit des manœuvres pour affaiblir le hirak ou le détourner de sa voie par un pseudo-dialogue. « Rien ne peut semer la discorde au sein de la société civile, en dépit des manœuvres de sape du pouvoir pour l’affaiblir », a affirmé Mohamed, venu de Ben Slimane pour participer à la marche. Son voisin Hamdane a affirmé que « les tentatives de division et les réactions du pouvoir ont eu pour effet de renforcer la détermination du mouvement concernant sa principale revendication relative au départ du système ».

Par ailleurs d’autres manifestants ont été unanimes à affirmer qu’il ne peut y avoir de bonnes intentions de la part des autorités pour une sortie de crise alors qu’ils gardent en détention une icône de la Révolution armée, l’enfant de la région, le moudjahid Lakhdar Bouregaâ, et en refusant la liberté aux prisonniers d’opinion, facteurs d’exacerbation du mouvement en vue de l’instauration de la démocratie et de la liberté d’expression. Présents aussi à la marche pour supputer sa dynamique, des individus mus par des courants contraires, constatent avec amertume et angoisse que le mouvement de contestation a gagné en maturité sans rien céder sur sa principale revendication : le départ d’un pouvoir qui a démoli l’avenir de toute une jeunesse qui n’a d’autre issue que de tenter des aventures dangereuses pour échapper à la misère morale et matérielle.

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