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Variole du singe : le risque d’une épidémie est « très faible »

Variole du singe : le risque d’une épidémie est « très faible »

Le virus, qui se propage de manière inhabituelle dans des pays occidentaux, « ne se transmet pas facilement », a indiqué le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC). D’après les premières constatations, les infections se sont produites par « contact proche », notamment lors de relations sexuelles.

Sa propagation en Occident depuis le 7 mai, date de confirmation d’un premier cas au Royaume-Uni, suscite une vigilance accrue des autorités sanitaires.

Celles-ci se veulent rassurantes. « Le virus ne se transmet pas facilement », a indiqué le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) dans son point d’étape publié lundi. L’agence considère que le risque de contagion est « très faible » dans la population en général. « C’est une situation qui peut être contrôlée », a de son côté déclaré Maria Van Kerkhove, en charge de la lutte contre les maladies émergentes et zoonoses à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Connu depuis cinquante ans, le virus monkeypox (MPXV), cousin moins dangereux de la variole éradiquée il y a quarante ans, est normalement présent en Afrique centrale et de l’Ouest. En Occident, si la maladie a déjà été signalée, il s’agissait de cas importés. La propagation du virus y est inhabituelle.

Selon Maria Van Kerkhove, il y a actuellement « moins de 200 cas confirmés et suspectés » en Europe, Amérique du Nord et Australie. D’après les derniers chiffres publiés samedi par l’OMS, douze pays sont concernés, en particulier le Royaume-Uni, le Portugal et l’Espagne, mais aussi la France depuis vendredi . Une poignée d’autres pays ont depuis annoncé avoir identifié un cas sur leur territoire.

Les symptômes du virus, qui appartient à la famille des orthopoxvirus, sont généralement modérés : toux, fièvre, douleurs musculaires, fatigue et gonflement des ganglions, puis développement d’une éruption cutanée qui commence souvent par le visage et peut s’étendre aux mains, pieds et organes génitaux.
Les cas peuvent être plus graves parmi les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées. Pour les personnes à risque, la vaccination contre la variole peut être envisagée si elles sont en contact rapproché avec des malades, note l’ECDC.

Car la variole du singe se transmet par « contact proche », notamment des contacts de muqueuses ou plaies infectées ou encore de grosses gouttelettes lors d’un face-à-face prolongé. « La prédominance, dans la flambée épidémique actuelle, de cas parmi des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et la nature des lésions présentées dans certains cas suggèrent que la transmission a eu lieu lors d’un rapport sexuel », souligne l’ECDC, qui estime que le risque de contagion est « élevé » chez les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels.

L’agence Onusida a d’ailleurs mis en garde dimanche contre une stigmatisation des homosexuels qui, à l’instar de la lutte contre le sida, « mine la confiance et la capacité à répondre efficacement à des épidémies comme celle-ci ».

En France, comme dans les autres pays touchés, les autorités mènent une « recherche approfondie » des nouveaux malades et des cas contact. La Belgique a été le premier pays à annoncer vendredi une quarantaine de 21 jours pour les personnes infectées. Le président américain, Joe Biden, a pour sa part prévenu dimanche que l’impact d’une propagation du virus pourrait être « conséquent »

Lundi, trois cas suspects de variole du singe ont été enregistrés au Maroc, a annoncé le ministère de la Santé et de la Protection sociale.

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