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Valse des entraineurs: Gourcuff cible le mal

Valse des entraineurs: Gourcuff cible le mal

Il ne fait maintenant plus aucun doute que le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a eu vraiment la main heureuse, tiré donc le bon numéro en faisant appel au technicien Français Christian Gourcuff en remplacement du Bosniaque Vahid Halilhodzic dont le (s) projet (s) pour le football algérien paraissait (ent) tellement flou(s).

A commencer par son projet (au singulier celui-là) de donner un fond de jeu, une personnalité à l’E.N qui, et au-delà de la qualification au Mondial Brésilien et les prestations remarquables dont elle nous a gratifiés, en plus d’avoir (historique) passé la barre psychologique du 1er tour, a rarement convaincus les puristes. Gourcuff la bonne pioche.

On peut le penser. Il le prouve après avoir choisi (et c’est important) de prendre ses quartiers en Algérie. Etre présent pour constater de visu (on ne parle pas des binationaux qu’il connaît sur le bout des doigts et dont les évolutions ne sont pas un secret pour lui) les vrais problèmes auxquels est confrontée la balle ronde nationale (avec ses travers, comme les violences, qui la ternissent chaque week-end un peu plus et cette instabilité chronique, cette mode tellement ravageuse, qu’est l’instabilité au niveau des barres techniques de l’écrasante majorité des clubs, notamment en ce début d’exercice 2104-2015 où d’ahurissants records sont entrain de tomber) et rester ainsi à l’écoute (c’est une des missions qu’il n’a pas refusé en acceptant de présider aux destinées de la sélection nationale « A’ » qui constitue pour les joueurs susceptibles de gravir les échelons, une véritable antichambre pour l’équipe « A », à l’image du tout-dernier, Chenihi, d’El Eulma, convoqué de dernière minute après le départ de Djabou en raison de pépins de santé) du championnat national qu’il scanne véritablement en faisant, depuis son arrivée il y a moins d’un semestre (pas encore suffisant pour se faire une idée exacte mais l’homme a pris beaucoup de notes et peut désormais se permettre quelques remarques judicieuses qui, et si elles devraient faire (de quoi il se mêle celui-là ?) beaucoup de mécontents parmi le curieux personnels dirigeant les affaires de nos formations « pros » (dans l’appellation seulement), n’en sont pas moins vraies mêmes si, au passage, il ne nous apprend rien tellement le mal est récurrent.

Des décisions irréfléchies faisant partie des décors. En tête, cette manie (maladie ?) des présidents à user, à tort et à travers, pour peu que les résultats ne suivent pas (dans l’ensemble un ou deux revers qui se suivent) et que la rue commence à bouger, du fameux fusible, l’entraîneur, inévitablement la source du mal ou de tous les maux, étant « prié » (et ce n’est pas le mot juste) de rendre le tablier.

La valse des entraîneurs. Sujet de brûlante actualité, cette saison peut-être plus que les précédentes avec le nombre de coaches dont les têtes sont « logiquement » tombées ou n’ont pas survécu à une « mauvaise » (c’est, souvent le jugement sans appel de la rue qui impose toujours son diktat et contre lequel, allez savoir pourquoi, on ne peut mais).

A débat. Un véritable fléau confirmé en cette fin très mouvementée de 1er tiers du championnat de Ligue1 « Mobilis » par des statistiques aussi froides que révélatrices d’une gestion catastrophique d’un domaine (le technique) à la base de tous les échecs consommés ou à venir. Un 1er tiers de championnat dans les « normes » et seulement un petit tiers (six seulement- si on ne se trompe pas bien sûr- des pensionnaires de l’élite, qui porte mal son appellation y ont pour l’heure échappé) qui continue avec le même personnel technique ou font encore (jusqu’à quand ?) confiance à leurs coaches.

Parmi eux, le trio USMH (leader avec Iaiche), le MOB (longtemps 1er et invaincu sous la direction de Amrani et qui se porte bien en occupant le poste de dauphin) et l’USMA (bien avisée de garder Velud au plus fort d’une mauvaise série et qui voit sa « patience »- c’est le terme qui convient- récompensée par une place sur le podium et peut donc aspirer à mieux) qui donne la leçon. Celle qui veut que la stabilité est la seule garante de la réussite.

Appréciations sur le sujet du très avisé Gourcuff qui n’a pas mis un semestre pour comprendre combien nos présidents font tout faux. Constat sans appel : « J’ai constaté avec du temps qu’il y a un fléau ici en Algérie. On se sépare trop des entraîneurs de Ligue 1 » Et une 1ère déception, l’impression qu’il aura du mal à bien travailler en collaboration avec ses pairs algériens.

Le dit en ces termes : « Par exemple, je me suis réuni avec eux il y a quelques semaines, maintenant je constate que la majorité n’est plus là. Je dois donc convoquer les nouveaux pour une autre réunion ? » avant d’avertir qu’il « n’a pas que ça à faire » et de conclure (rien de ce qu’on ne sait déjà) sur un 1er verdict qu’« avec ces changements, le football algérien ne progressera pas bien et pas comme il faut. Il est important qu’il y ait de la stabilité ». Il est où le mal alors ? Pour le successeur de V.H, et sans aller encore plus loin dans cet épineux dossier et pour éviter de stériles polémiques, il situe le « mal » au niveau des dirigeants. Comprendra qui voudra. Bien visé coach.

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