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« USA Today » invite les Américains à visiter Constantine

« USA Today » invite les Américains à visiter Constantine

Constantine séduit. Même s’ils restent peu nombreux, les touristes européens et américains semblent de plus en plus enclin, ces dernières années, à se laisser entrainer par le charme de la ville perchée.
A en croire les recommandations faites dans son edition de vendredi le quotidien américain USA Today, la ville des Ponts jouit d’une bonne réputation dans le pays de l’oncle Sam. La ville millénaire a été citée dans le top 10 des villes proposées par le tabloïd à ses lecteurs-touristes américains. L’enquête publiée dans la rubrique « voyages » du journal s’est basée sur des propositions de tours opérateurs et de guides touristiques ainsi que sur des recommandations de visiteurs notamment américains ayant eu la surprise de faire la découverte de la cité cirtéenne, Constantine se fraye ainsi une bonne place parmi quelques destinations touristiques proposées par ces spécialistes du « voyage insolite ».

Le tabloïd conseille ainsi aux Américains désireux de connaitre de nouvelles sensations, une dizaine de villes à découvrir en 2018 à travers les quatre continents.
De la capitale de l’Azerbaïdjan, Bakou, à Beyrouth, la ville choyée du Proche-Orient, en passant par Abu-Dhabi aux Emirat arabes unis, Kigali au Rwanda, Skopje en Macédoine, Mendoza en Argentine, Freetown au Sierra Leone ou encore Bagan à Myanmar, le quotidien américain invite ses lecteurs à tenter aussi « l’aventure constantinoise à l’Est d’Alger ». Se basant aussi sur les avis de touristes américains « agréablement surpris » par la beauté du site au sommet duquel est « construite la cité surplombant des gorges scrutées de part et d’autre d’une rivière appelée Rhumel.
La ville est construite sur et autour de deux rochers reliés entre eux par huit ponts », lit-on sur le compte instagram de l’un d’entre eux. « Un paysage urbain à couper le souffle ! Je savais que Constantine était la ville des ponts, mais je ne m’attendais pas à de superbes vues d’une colline à l’autre. C’était d’ailleurs, une autre raison pour laquelle je suis tombé amoureux de l’Algérie » a encore écrit ce spécialiste du tourisme, lequel cite en substance la beauté de la mosquée Emir Abdelkader dont les minarets dominent la cité.

Ce voyageur qui a à son actif une centaine de pays visités, qualifie sa virée algérienne de surprise. « C’est un pays, dit-il, avec une histoire fascinante et une beauté incroyablement diversifiée, mais pour moi c’est la chaleur humaine et la courtoisie des gens qui m’a le plus touchée et a fait vivre un mois un voyage de six jours.
Le destin nous a réunis et nous a donné tant de bons souvenirs, et je suis sûr qu’il y en aura beaucoup d’autres à faire à l’avenir », souhaite-t-il.

Le lecteur du nouveau monde est ainsi invité par le tabloïd à découvrir un riche passé influencé, au fil des siècles, par des legs laissés par les diverses civilisations du bassin méditerranéen qui ont façonné la ville présentée comme héritière d’un patrimoine berbère, nord africain et musulman. Un bon point à mettre à l’actif de la cité mais surtout à cultiver.

Le manque d’infrastructures hôtelières avait, en effet, largement pénalisé la région au temps où la ville ne comptait que deux hôtels, Cirta, actuellement en plein travaux de restauration, et l’ex Panoramic, rebaptisé par son nouveau acquéreur, la chaine du groupe Marriott, du nom de Protea dès sa réouverture, il y a quelques semaines, après trois longues années de travaux.

A présent, la dizaine d’établissements hôteliers dont certains de haut standing récemment inaugurés a quelque peu rehaussé le niveau de prise en charge des hôtes de la cité, qui aujourd’hui peu se targuer d’avoir un atout supplémentaire en sus de ceux, naturels, dont elle jouit depuis des siècles. Cité doublement millénaire, Constantine, a réussi ces dernière années une petite conversion lui permettant de s’offrir à ceux qui jadis n’y voyaient que la multitude de cités dortoirs, à l’architecture hideuse, irriguées en labyrinthe un peu partout altérant souvent le panorama scruté des siècles plus tôt par dame nature. Constantine peut aussi se réapproprier le statut de ville touristique, ville qui jadis, racontent ceux qui y vécurent dans les années 1950, fut une destination privilégiée de couple, fraichement mariés, venus d’Allemagne, d’Autriche ou encore de Russie…

Un petit couac peut cependant s’avérer décourageant est le flux d’informations mis en ligne par le site de l’Office national du Tourisme (ont.dz) pourtant seul point relai mis à la disposition des lecteurs du tabloïd américain. Très vieillot, le site de l’office touristique algérien n’offre rien de bon qui puisse donner envi aux éventuels futurs visiteurs de la ville d’oser l’aventure.

Ni photos, ni descriptions ne sont en effet mis en ligne par l’organisme touristique, non seulement sur Constantine, mais sur la quasi-totalité, ô combien nombreux, des sites touristiques dont recèle le plus grand pays d’Afrique.

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