Université : Critères de départ à l’étranger réexaminés
La Fédération nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FNESRS) a annoncé, ce mardi, le lancement de pourparlers avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, visant à examiner les critères de sélection du programme de perfectionnement dans le cadre ministériel de la mobilité de courte durée à l’étranger, destiné aux enseignants, chercheurs et personnels de soutien à la recherche. C’est ce qu’a indiqué un communiqué de la fédération.
La Fédération, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a indiqué que cette réunion consistait à examiner et enrichir la décision ministérielle n°255 du 25 février 2024, encadrant le dispositif actuel de la mobilité de courte durée. À cet effet, les représentants de la Fédération entendent débattre du réseau et des critères de sélection appliqués à l’échelle nationale, a-t-on appris de la même source.
La FNESRS a, en ce sens, souligné accorder une importance stratégique au dossier de la mobilité de courte durée, qu’elle considère comme un levier central du développement de la recherche scientifique, de l’amélioration de la qualité de la formation universitaire et de l’ouverture de l’université algérienne sur son environnement académique international.
Pour la FNESRS, il est, d’abord, nécessaire d’unifier les critères et les procédures d’accès au programme de mobilité de courte durée en question à travers l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique en Algérie. Une telle harmonisation permettrait, selon elle, de réduire les disparités constatées dans l’application du programme, d’assurer une plus grande équité entre les bénéficiaires et d’améliorer l’efficacité globale de sa gestion.
Dans ce cadre, la Fédération a plaidé, pour une approche équilibrée reposant sur l’actualisation des critères d’éligibilité, l’élargissement de l’accès au programme, l’encouragement de la productivité scientifique et la promotion d’une culture de la qualité et de l’excellence, tout en garantissant la transparence et l’égalité des chances.
La même source a, ensuite, fait ressortir la dimension stratégique et investissement à long terme que représente la mobilité à l’étranger dans le développement des ressources humaines du secteur. La Fédération a, notamment, insisté sur son impact direct sur la recherche scientifique, la consolation de la coopération internationale et l’amélioration de la visibilité de l’université algérienne à l’échelle mondiale. À ce propos, elle a plaidé pour un élargissement des moyens alloués au programme et une augmentation du budget qui lui est consacré, en cohérence avec ses objectifs scientifiques et formatifs.
La Fédération insiste également sur le fait d’orienter les critères de sélection vers des objectifs scientifiques mesurables, en particulier la publication dans des revues internationales indexées, la participation active aux manifestations scientifiques internationales et par conséquent l’accroissement de la visibilité mondiale des établissements universitaires, en adéquation avec la politique nationale en matière de recherche scientifique et de coopération internationale. La FNESRS a indiqué préconiser une adaptation des critères de sélection de formation, s’agissant surtout des parcours de master liés aux start-up et aux brevets d’invention. D’après le communiqué, la Fédération accorde également une attention particulière à l’orientation vers les espaces académiques où l’anglais est utilisé comme langue de travail scientifique.
La FNESRS a tenu à rappeler que l’organisation du programme de mobilité de courte durée et de perfectionnement à l’étranger s’inscrit dans une vision globale visant à encourager la formation dans les domaines d’excellence et les priorités nationales, à booster des partenariats internationaux de qualité et à promouvoir les échanges scientifiques dans le cadre de coopérations et de jumelages entre institutions universitaires et de recherche algériennes et étrangères, afin de générer une réelle valeur ajoutée pour l’université algérienne.
Du reste, la Fédération a affirmé qu’elle rendra public un communiqué détaillé à l’issue de la réunion, exposant l’ensemble de ses éléments. Elle a réitéré, en conclusion, son engagement à accompagner la stratégie sectorielle de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et à concourir, en tant que médiatrice, à toutes les initiatives, renforçant la qualité et le rayonnement de l’université algérienne aux niveaux régional et international.