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Nationale

Une tripartite pour la stabilité

Une tripartite pour la stabilité

Une réunion se tiendra aujourd’hui au palais du Gouvernement entre le gouvernement Ouyahia, l’UGTA, et le patronat représenté par neuf organisations à savoir le FCE, la CGEA, l’UNEP, la CNPA, la CIPA, la CAP, l’UNI, la CGP-BTPH et l’AGEA.

Si le patronat est représenté par l’ensemble des organisations que comptent le pays, les représentants des travailleurs ne le sont, eux, que par l’UGTA. Les syndicats autonomes, malgré leur présence effective durant toute l’année sur le terrain n’ont pas été conviés à cette rencontre.

Le gouvernement a vraisemblablement laissé le dialogue avec ces syndicats confiné pour l’heure à l’espace sectoriel avant une éventuelle tripartite élargie si le besoin se fait sentir. Les syndicats autonomes représentent des milliers de salariés dans plusieurs secteurs (santé publique, éducation, fonction publique, enseignement supérieur).

Dans ses messages, le président Abdelaziz Bouteflika a toujours tenu à préciser que la stabilité reste, « sous tous les cieux, la condition fondamentale de la consécration des libertés, du progrès et de la prospérité pour tous ». Cette tripartite intervient toutefois dans un contexte particulier marqué par la crise qui a secoué le secteur économique, consécutive aux mesures ayant visée le commercé extérieure contestées par le chef de l’Etat.

Cette crise a conduit au limogeage d’AbdelmadjidTebboune. Cette rencontre, la première du genre après la nomination du gouvernement Ouyahia, « se veut une prise de contact » et « une occasion pour des échanges préliminaires » entre les trois partenaires dans le but d’une meilleure concertation.

« Cette rencontre de concertation et de coordination sera l’occasion pour les partenaires du pacte économique et social de réfléchir à une alternative économique nouvelle pour permettre au pays de faire face à la crise économique », explique une représentante du FCE interrogée par la Radio nationale.

Pour elle, « il s’agira aussi de revoir l’ordre des priorités et de créer aussi les meilleures conditions pour améliorer le climat de l’investissement ». En un mot, on efface tout ce qui a été arrêté lors de la dernière rencontre informelle organisée sous l’ère Tebboune pour adopter une nouvelle démarche.

Il est attendu qu’Ouyahiaévoque avec le patronat et la centrale syndicale les moyens de mieux préparer la rentrée sociale, l’endettement et la Loi de Finances 2018.

La première mesure qu’il va prendre pour rassurer le patronat est de libérer l’investissement, une revendication phare du FCE et des autres organisations patronales.

L’ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal a pris une mesure qui a surpris tout le monde lors de la 20e tripartite au mois de mars dernier à Annaba. Il avait en effet décidé de mettre sous sa coupe le comité de suivi des investissements, jadis sous la bannière de l’ANDI.

Cette mesure, qui n’a pas enchanté Ahmed Ouyahia a fait réagir ce dernier qui a indiqué que sa formation politique « s’engage à améliorer le climat de l’investissement, y compris en le libérant de la centralisation de la décision ». 

Selon Ouyahia, la promotion de l’investissement « veut dire aussi lutter contre la corruption, sous toutes ses formes », et « ne pas exposer l’économie au risque d’effondrement, comme cela s’est produit depuis quelques années, avec le péril d’aggraver le chômage, de geler les projets de développement, de suspendre le soutien agricole et de pousser les entreprises à la faillite ».

Les patrons n’en demandent pas plus, eux qui se plaignent du « blocage de l’information économique, du recours obligatoire au Credoc et de l’absence d’efficacité des chambres de commerce ». Ils attendent impatiemment que le gouvernement passe à l’action et déverrouille l’acte d’investir et que soit réglé enfin l’épineux dossier du foncier industriel, qui traîne depuis des années.

La seconde concession attendue est celle liée aux questions sociales qui intéressent le monde du travail. Bien que le gouvernement Ouyahia ait une fois de plus à rassurer le monde du travail sur son engagement à préserver des acquis sociaux, la protection du pouvoir d’achat des citoyens et la stimulation du marché de l’emploi, les questions du salaire national minimum garanti (SNMG), de la retraite, ou du projet d’un nouveau code du travail seront abordées.

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