-- -- -- / -- -- --
Nationale

Une septième législature sous haute pression

Une septième législature sous haute pression

Des pressions internes et externes énormes s’exercent sur la septième législature.

La situation sécuritaire en Libye ou encore au Mali, les découvertes d’armements dans le sud du pays sous une menace terroriste de plus en plus inquiétante, la crise financière qui ne cesse de s’étendre et d’affecter l’économie du pays, l’incident diplomatique orchestré par le Maroc contre l’Algérie en pleine campagne électorale, les frontières sous haute tension avec l’émergence de la contrebande sont là des ingrédients d’une véritable pression sur les élections législatives 2017.

A moins de 24 heures du début du scrutin où plus de 25 millions d’électeurs seront appelés à élire leurs 462 députés de la septième législature de l’Assemblée populaire nationale, les pressions, sous leurs multiples formes, se font déjà sentir.

L’insécurité aux frontières avec l’émergence du trafic d’armes, le phénomène de la contrebande, la présence de groupes terroristes affiliés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contre lesquels une lutte sans répit est menée par l’Armée nationale populaire, le boom de l’immigration clandestine, les « agressions » politiques du Maroc contre l’Algérie et l’étendue de la crise financière qui persiste sur les citoyens depuis plus de trois ans sont autant de pressions qui pèsent sur le scrutin de demain.

Des pressions économiques, politiques, étrangères et sécuritaires qui ont fait irruption durant ces élections législatives qui débuteront demain.

Le Maroc qui, comme d’habitude, ne rate pas une seule occasion de s’attaquer à l’Algérie, même avec de fausses vérités, a accusé l’Algérie le 22 avril dernier, soit en pleine campagne électorale, d’avoir acheminé à sa frontière une cinquantaine de migrants syriens.

Une accusation gratuite, une tentative désespérée du Royaume de semer la zizanie à l’occasion des élections législatives. Et pour exercer cette pression politique, le Maroc a fait appel à une de ses ONG, en l’occurrence le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem).

Le ministre marocain des Affaires étrangères a même convoqué, le 22 avril passé, l’ambassadeur algérien à Rabat pour lui faire part de la « profonde préoccupation » du royaume. En réponse, le ministre algérien des Affaires étrangères a, à son tour, convoqué l’ambassadeur du Maroc pour lui signifier « le rejet catégorique » par Alger des accusations portées par Rabat. Une accusation marocaine purement politique.

Le spectre de l’abstention inquiète

Un autre mode de pression est en train de s’exercer sur les élections législatives à 24 heures de leur début : l’abstention. Une hantise pour le gouvernement, alors que les formations politiques prévoient cette éventuelle situation.

D’ailleurs, la baisse du pouvoir d’achat des Algériens suite à une crise financière qui ne cesse d’affecter de nouveaux secteurs économiques est un argument fort qui peut pousser à l’abstention les électeurs. La cherté de l’ensemble des produits a lourdement affecté le portefeuille des consommateurs.

Du coup la colère et l’état actuel dans lequel vit le citoyen peuvent être considérés comme étant des facteurs négatifs sur le scrutin.

L’insécurité aux frontières

D’autres facteurs ont causé de grandes pressions sur l’Etat en cette période préélectorale. Il s’agit de la montée fulgurante du trafic d’armes aux frontières, où les troupes de l’Armée nationale populaire ne cessent de saisir plusieurs arsenaux de guerre.

Il y a aussi la contrebande qui ne cesse de s’étendre aux quatre coins des frontières algériennes.Le gouvernement fait également face à une immigration clandestine sans précédent, qui constitue une autre grosse pression. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email