Une rentrée universitaire exceptionnelle
La rentrée universitaire s’annonce des plus exceptionnelles. Pour lutter contre la propagation du coronavirus, le département de l’Enseignement supérieur opte pour un mode d’enseignement hybride, en sus d’un protocole sanitaire déterminé. Le nombre d’étudiants dans les résidences universitaires sera réduit et le transport des étudiants sera assuré.
Ce sont là les précisions du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à la veille de la rentrée universitaire 2020/2021, prévue pour demain. Abdelbaki Benziane, qui s’est exprimé ce Dimanche sur les ondes de la Chaîne 2, a souligné la particularité de cette rentrée universitaire en raison de la crise sanitaire, appelant la communauté universitaire à œuvrer à la réussite de cette rentrée. Selon lui, la rentrée sera exceptionnelle compte tenu des mesures de précaution qui ont été instaurées dans le protocole sanitaire contre la propagation du coronavirus. Le ministre a affirmé que la plus importante des mesures prises est celle qui concerne le mode présentiel des cours. «Les étudiants auront deux jours de cours en mode présentiel par semaine», a-t-il précisé, indiquant que le reste des cours seront dispensés en ligne, par visioconférence. Le ministre avait indiqué que l’enseignement en mode présentiel sera assuré pour une moyenne de 12 semaines par semestre et le reste des cours seront dispensés en ligne. Mais a-t-on les moyens pour réussir ce mode d’enseignement ? L’enseignement à distance est, certes, une alternative pour assurer la continuité pédagogique mais cette méthode exige la disponibilité d’un matériel technologique adéquat, une connexion Internet à haut débit mais aussi une maîtrise de ces outils, notamment pour certains enseignants «appartenant à une autre génération». Il convient de signaler que ce mode d’enseignement a déjà été adopté les mois passés, les cours en présentiel ayant été suspendus depuis le mois de mars avec la fermeture des universités, et ce afin d’endiguer la propagation du coronavirus. Un bilan mitigé a été alors fait par des enseignants qui ont déploré le manque d’interactivité de la part des étudiants. Pour leur part, les étudiants ont mis en cause l’accès à Internet et la qualité du réseau.
Le nombre d’étudiants réduit dans les cités universitaires et le transport assuré
L’autre mesure importante est celle portant sur la réduction du nombre d’étudiants dans les résidences universitaires, qui est passé au tiers selon les précisions du ministre. «La priorité est donnée aux étudiants venant des wilayas éloignées, notamment du sud du pays», a souligné le ministre de l’Enseignement supérieur, qui rassure quant à la mobilité des étudiants alors que le transport terrestre interwilayas est toujours suspendu. Le ministre a déclaré qu’un comité mixte entre le ministère des Transports et le ministère de l’Enseignement supérieur a travaillé à la préparation d’un accord pour le transport des étudiants par chemin de fer, soulignant que «tout est préparé pour le transport des étudiants, et nous attendons la décision des autorités supérieures». Les étudiants, à la veille de la rentrée universitaire, déplorent la suspension du transport interwilayas. Ils s’inquiètent du manque de moyens de transport public, ce qui les obligera à recourir aux services des taxis qui appliquent des tarifs hors de portée. La Société nationale de transport ferroviaire prévoit, quant à elle, le retour du transport des voyageurs par train à partir du 15 décembre.