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Culture

Une première Sur le fil

Une première Sur le fil

En proposant une vingtaine de toiles sous le titre générique Sur le fil, l’artiste peintre Kenza Bourenane se présente avec sa première exposition personnelle dont le vernissage a eu lieu, ce vendredi 16 janvier, à la galerie d’art El Yasmine, située à Dély Ibrahim dans la banlieue ouest d’Alger.

Sur le fil est un ensemble d’œuvres abstraites aux thématiques sombres, son auteure invite à découvrir l’univers fantomatique et torturé. Kenza Bourenane est une artiste autodidacte qui explore différents formats et approches esthétiques.

La première partie de son exposition est constituée en majorité de toiles de format moyen, des compositions ainsi titrées, dans lesquelles des motifs comme des échafauds, des chaises vides, des lits ou encore des cercueils sont disposés de différentes manières sur des fonds blancs ou jaunis.

Entre ces motifs qui encadrent l’espace de la toile, le visiteur peut alors tenter d’interpréter les différentes scènes représentées en haut ou en bas du tableau, et peuplées de silhouettes blanches et grises aux traits et formes indécis. Véritable empreinte artistique chez Kenza Bourenane, ces silhouettes semblent avoir été peintes d’un seul trait, elles sont présentes dans la quasi-totalité des œuvres exposées.

Aux côtés de ces tableaux chargés et subdivisés en plusieurs petites scènes, l’artiste propose des toiles en grand format, mono ou bi-chromatique, qui sont plus appréciées parmi les artistes et visiteurs présents au vernissage de l’exposition. Tout aussi peuplées de personnages énigmatiques, ces toiles bleues ou rouges et noires dégagent une impression plus apaisée que les premiers tableaux, tout en conservant le même aspect mystérieux.

Ascension, Dématérialisation, Evasion sont autant de titres qui confirment les émotions plus sereines que l’artiste exprime dans ces grands formats. Ces dernières toiles sont réalisées à l’issue d’une résidence artistique à l’Ecole supérieure des Beaux-arts d’Alger où l’artiste a pu, selon elle, « trouver l’espace nécessaire » pour tenter cette nouvelle expérience artistique.

L’exposition Sur le fil demeure visible jusqu’à la fin de ce mois, elle est soutenue d’un petit catalogue enrichi de textes dont celui de Mustapha Nedjaï, un des plasticiens les plus respectés et les plus reconnus de la scène artistique algérienne.

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