-- -- -- / -- -- --
Culture

Une première en Algérie

Une première en Algérie

Baptisé Tayda film et lancé par le cinéaste Belkacem Hadjadj, le premier studio de postproduction cinématographique en Algérie sera inauguré, ce lundi 19 septembre, par le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi à Alger. 

Muni d’équipements numériques de dernière génération, ce studio permet la mise aux normes des films en format DCP (digital cinéma package). Situé à la cité Mokhtar Zerhouni au quartier les Bananiers, dans la commune de Mohammadia à l’est d’Alger, il s’étend sur près de 100 m².

Le Tayda film offre toutes les possibilités techniques de traitement du son et de l’image aux cinéastes algériens, sachant que cette phase de production postérieure au tournage s’est toujours faite à l’étranger à des coûts jugés « excessifs ».

Le cinéaste Belkacem Hadjadj et directeur de la maison de production Machaho est à l’origine de cet investissement , il a expliqué avec pédagogie les différentes phases de traitement du son et de l’image que constitue cette dernière étape, capitale à la réussite d’un film, insistant sur les « progrès technologiques fulgurants » que connait la création cinématographique.

Dans une cabine « conçue en suspens », indépendante de la structure de l’immeuble, le filtrage et le nettoyage du son, le bruitage, le doublage, le sous-titrage en mode rythmo qui permet une écriture des textes de droite à gauche et enfin le mixage en 5.1 (technique de pointe de répartition et de dosage dans un espace de 360° des bruitages et ambiances sonores devant accompagner l’image et les dialogues), seront exposés avec minutie par M. Hadjadj.

L’étalonnage permettant la mise en conformité de l’image (travail sur les rushes et les épreuves de tournage initiales) après l’étape de compression servant à économiser plus espace dans le disque dur, est également une phase de traitement qui donnera de « l’éclat, de la clarté et un bon dosage en couleurs à l’aspect visuel du film », a précisé le producteur, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Une démonstration sur grand écran équipé du projecteur quatre K mettant en pratique le travail de postproduction et les capacités techniques de ce nouveau studio sera exécutée par la projection d’un court extrait du long métrage en cours de finalisation, Fais soin de toi de Mohamed Lakhdar Tati sous le regard du ministre de la Culture et de plusieurs cinéastes et producteurs.

 A l’issue de la projection, M. Mihoubi s’est félicité de cet investissement qui constitue un « nouvel acquis » pour l’industrie cinématographique en Algérie, notant au passage que plusieurs salles obscures, à Alger, Sidi Bel Abbès, Béjaïa et Mascara, sont dotées du système de projection DCP.

Selon Belkacem Hadjadj, des sessions de formation aux techniques de postproduction cinématographique, encadrées par des professionnels français et tunisiens seront dispensées dès novembre prochain à des techniciens algériens, appelés à passer, dans une année, derrière cette nouvelle structure de haute technologie.

Le long métrage Fais soin de toi et une série télévisée sur Krim Belkacem réalisée par Ahmed Rachedi sont déjà finalisées au studio Tayda film. Les films Nous n’étions pas des héros de Nasr Eddine Guenifi et Ben M’hidi de Bachir Derraïs y seront aussi pour la phase de postproduction.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email