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Culture

Une première à Ghardaïa

Une première à Ghardaïa

Les travaux de la première édition de Rencontres architecture, eaux et déserts ont débuté ce dimanche 19 février à Ghardaïa pour examiner des questions liées au patrimoine architectural, au tourisme écologique et culturel, à l’économie de l’eau et aux mécanismes de développement local.

Trois jours durant, des universitaires représentants d’associations présenteront des conférences suivies de débats, lors de cette rencontre.

Initié par l’Association Algéria.com.event de Clermont-Ferrand en France, en partenariat avec la Fondation Amidoul de Ghardaïa, cet événement réunira une pléiade d’experts, chercheurs, universitaires et d’étudiants en architecture et urbanisme, français et nationaux. Il se propose de mettre en valeur les joyaux architecturaux et les monuments de la région du M’zab, inscrite au patrimoine universel de l’UNESCO.

Selon la présidente de l’Association Algeria.com.event, Yamina Khodri, cette première édition ambitionne d’établir des échanges culturels et de coopération entre les citoyens de la région d’Auvergne, Clermont Ferrand et les habitants du M’zab, de permettre aux spécialistes et experts du patrimoine architectural de réfléchir sur les moyens de le préserver et de le valoriser.

Cette rencontre vise aussi à instaurer une vision globale intégrée et participative entre les différents acteurs (société civile, élus et responsables locaux) pour préserver ce patrimoine, de le reconsidérer et de l’exploiter dans le développement d’un tourisme respectueux de la culture locale et de l’environnement, notamment la ressource hydrique.

Il s’agit aussi de consolider davantage l’attractivité touristique du M’zab et à offrir aux participants un espace de culture et de savoir ouvert, de promouvoir la diversité culturelle et de concrétiser la conciliation entre la protection de l’environnement et le développement durable.

Pour le représentant de la fondation Amidoul et chef du projet du Ksar Tafilelt, Moussa Amara, cet événement est l’occasion d’échanger les expériences en matière de conservation-restauration du patrimoine et sa valorisation, en tant qu’héritage national et universel, ajoutant que l’architecture véhicule le potentiel historique d’un pays et constitue aussi un paradigme d’échange et de partage.

Il a insisté sur la nécessité de propager la culture environnementale et de réfléchir sur les méthodes de réhabilitation du patrimoine bâti et le rendre plus utile, de l’adapter avec la modernité et le confort.

Cette première rencontre Architecture, eaux et désert offre l’opportunité pour l’épanouissement de la culture environnementale, la préservation du patrimoine culturel immatériel et matériel des régions sahariennes et de proposer des solutions à la problématique de l’eau et ses conséquences sur l’environnement et les êtres humains.

Des participants ont estimé que l’oasis incarne l’une des stratégies les plus efficaces de l’adaptation humaine à un environnement aride et sec soumis aux extrêmes de la nature. Faire concéder au désert une telle exception de luxuriance de vie et de fraîcheur, est un témoignage éloquent du génie humain d’adaptation à son environnement.

Ils ont appelé à « préserver ces oasis considérées comme des réservoirs de la biodiversité et le mode de vie des habitants qui est toujours respectueux d’un environnement propice pour un développement durable « .

Cette rencontre sera marquée par un hommage à l’architecte André Ravereau, auteur du livre Le M’zab, une leçon d’architecture et l’initiateur de la création de l’Office de la préservation de la vallée du M’zab, avant d’être décoré en 2012 de la médaille de l’ordre du mérite national au rang de Achir. 

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