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Culture

Une position, une vision

Une position, une vision

Lors d’une Journée d’études sur le regretté dramaturge Abdelkader Alloula, ce samedi 11 mars dans la ville des Issers, les participants se sont accordés sur le fait que son théâtre n’est pas seulement un simple spectacle, mais aussi une profession dans laquelle il est allé bien au delà en représentant une vision du monde et une prise de position réelle.

Nombre d’intervenants à cette rencontre, organisée dans les Issers (wilaya de Boumerdes) par la coopérative théâtrale Cirta, en collaboration avec la direction de la culture, l’Office national de culture et d’information et l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins, ont estimé que « Alloua est une véritable institution d’idées sur la société, un militant engagé et un réformateur social », rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Durant cette journée animée par de nombreux écrivains et critiques du 4e art, le chercheur universitaire et dramaturge marocain Berached Abdelkrim a affirmé, dans sa communication Abdelkader Alloula : l’homme, le parcours, le projet, que l’expérience d’Alloula dans le théâtre traditionnel dit Al Halka, inspiré de son legs culturel, vise l’ancrage de « nouvelles valeurs, dans un pays nouvellement indépendant et vivant une étape transitoire ».

Il a également relevé que « Alloula était très conscient de l’importance de la mission du théâtre », c’est pourquoi il s’est « attelé à fonder le théâtre de la Halka » en partant du « principe que chaque époque, chaque lieu et chaque humain ont leur théâtre qui diffère des autres », expliquant par là « l’action d’Alloula contre tous les stéréotypes théâtraux étrangers ».

De leur côté, l’universitaire Abdelkrim Bengherbi de Mostaganem et le journaliste algérien Hmida Ayachi ont soutenu que le défunt « Alloula était convaincu de la mission du théâtre, en tant que service publique destiné à consacrer une autre forme sociale, sur la base de nouvelles idées et principes ». Pour Abdelkrim Bengherbi, « Alloula a pu surtout se libérer des jeux stéréotypés, dont particulièrement le modèle italien très répandu en Europe et dans le tiers monde », et ce, en adoptant un « théâtre du vécu », qui a consacré le théâtre de la Halka.

« Un théâtre(Halka) qui va vers les gens et en fait un partenaire, dans un sorte de bain de foule personnifié par le Halkaouati, dans une scène sans décor ni fioriture ». Ouverte ce vendredi, à la salle des expositions de la ville des Issers (ex-salle Afrique), cette manifestation sera inaugurée par la présentation de plusieurs pièces théâtrales.

La journée de ce samedi sera consacrée aux communications et à la projection de documentaires sur le défunt Alloula et son œuvre, réalisés par l’homme de théâtre Ali Aissaoui, en plus d’un film vidéo sur la pièce El Aleg (Les Sangsues), écrite et mise en scène par Abdelkader Alloula.

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